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Assises de Pau : Stéphane Chaumont, accusé de meurtre à Lescar en 2018, maintient la thèse de l'accident

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Au premier jour de son procès, ce vendredi, Stéphane Chaumont a maintenu la thèse de l'accident. Il reste deux jours de procès à la Cour pour déterminer s'il s'agissait d'un meurtre et si l'accusé de 51 ans était en pleine possession de ses moyens au moment des deux tirs.

Le procès de Stéphane Chaumont, accusé de meurtre, continue ce lundi et ce mardi.
Le procès de Stéphane Chaumont, accusé de meurtre, continue ce lundi et ce mardi. © Radio France - Suzanne Shojaei

Le procès de Stéphane Chaumont, l'homme de 51 ans accusé du meurtre de Michel Grangé dit Laplace, exploitant agricole de 66 ans à Lescar le 11 novembre 2018, a commencé ce vendredi devant la Cour d'Assises de Pau. Stéphane Chaumont est accusé d'avoir tiré deux fois sur le propriétaire qui lui prêtait le terrain où il vivait, dans sa caravane, en échange d'une mission de gardiennage. 

L'accusé assure que c'était un accident, que le premier coup est parti alors qu'il "testait son arme", sans savoir que Michel Grangé dit Laplace se trouvait sur le pas de sa caravane. Qu'il a ensuite voulu "poser son fusil 12 mm, mais que celui-ci est tombé et a déclenché le second coup". D'après les expertises balistiques exposées durant le premier jour du procès, cette hypothèse ne tient pas. L'arme de Stéphane Chaumont nécessitait d'être rechargée entre les deux coups. La distance de tir, de 4 mètres pour le premier et 2 mètres 50 pour le deuxième, ainsi que les cinq minutes qui séparent les deux coups, font également pencher la balance en faveur du meurtre

Il n'y a pas une once de méchanceté chez lui, c'est juste quelqu'un de pas très intelligent.

Pourtant, Stéphane Chaumont n'est "pas un violent". C'est ce qu'ont répété sa sœur et plusieurs experts psychiatres ce vendredi. "Il n'y a pas une once de méchanceté chez lui, c'est juste quelqu'un de pas très intelligent". "C'est quelqu'un de très calme, tout glisse sur lui." Devant la Cour, il apparaît loin de la gravité des faits qu'on lui reproche. "Quand j'ai tiré ça m'a sifflé dans les oreilles. Vous savez, les gens qui font du tir, ils font ça avec un casque. Moi j'ai fait ça sans casque". Stéphane Chaumont a une attitude presque enfantine. Il se souvient des "criements" de la victime", explique qu'il a fait "beaucoup de dessinage" en prison ces trois dernières années. 

Les frères et sœurs de la victime espèrent connaître la vérité

"Mon frère n'aurait jamais fait ça", assure, en larmes, sa grande sœur. Ce 11 novembre 2018, elle venait à peine de le raccompagner à Lescar après l'avoir accueilli dans le camp de gens du voyage où elle habite, en Haute-Garonne, pendant deux mois. Sur le chemin du retour, son frère l'a appelée : "Il y a eu un accident, le propriétaire est par terre." Lui est le septième d'une fratrie de huit. Il a arrêté l'école en sixième pour travailler avec ses parents, marchands ambulants.  Il a toujours été solitaire, "étrange", "dans sa bulle". À 20 ans il a perdu sa mère. Un choc après lequel il s'est encore plus renfermé. Il a quitté la famille, le camp de gens du voyage où il vivait et il a vécu seul... Seul avec son angoisse de mourir de son diabète, avec sa paranoïa, ou en tout cas ses croyances bizarres : en les esprits, en des rôdeurs qui viendraient l'empoisonner... "Il m'appelait plusieurs fois par jour pour me dire qu'il était foutu", témoigne sa sœur. 

Mais il n'était "pas en pleine bouffée délirante au moment des faits", assure un expert psychiatre. Il n'est pas "malade mental", mais "étrange, plein de bizarreries..." Son discernement, que la Cour prendra en compte pour rendre son verdict, ne semble donc pas avoir été "aboli", mais pourrait avoir été "altéré". Le procès continue ce lundi et ce mardi. Les quatre frères et sœurs de Michel Grangé dit Laplace, présents, qui pour certains connaissaient l'accusé, espèrent en partir en connaissant enfin la vérité. "Mais je doute qu'on l'obtienne...", se désolent deux d'entre eux après avoir témoigné. 

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