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Faits divers – Justice

Assises des Deux-Sèvres : Nino est mort du syndrome du bébé secoué

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Médecins et experts sont entendus depuis ce jeudi matin par la cour d'Assises des Deux-Sèvres dans l'affaire de la mort de Nino. Le corps sans vie de ce bébé de neuf mois avait été retrouvé en juillet 2014 à Niort. Des lésions liées à des secousses sont à l'origine du décès.

2e jour du procès de la mort de Nino devant la cour d'Assises des Deux-Sèvres
2e jour du procès de la mort de Nino devant la cour d'Assises des Deux-Sèvres © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

Ce sont des secousses qui ont causé la mort de Nino. C'est la conclusion de la médecin légiste qui a examiné le corps du bébé après son décès et de l'expert qui se sont exprimés ce jeudi matin devant la cour d'Assises des Deux-Sèvres.

L'autopsie du corps de l'enfant révèle "des lésions importantes, répétées dans le temps et sur tout le corps". Et pas que des lésions neurologiques liées au syndrome du bébé secoué. Sont aussi constatées des fractures aux côtes, à la tête, une contusion à la rate - un organe profond mais qui avait saigné. Et des lésions visibles : des morsures, une trace de brûlure de cigarette dans la paume de la main, des bleus... Certaines traces étant plus anciennes que d'autres.

Il y a des blessures qui ne peuvent pas être dues qu'à des gifles", affirme la médecin légiste

Des schémas et des photos de certains de ces traumatismes sont diffusés sur un écran. Les deux accusés ne les regardent pas. Le beau-père de l'enfant, soupçonné d'être l'auteur de violences, garde la tête baissée depuis qu'il a avoué, au premier jour du procès, avoir giflé et fait tomber l'enfant et l'avoir secoué la veille de son décès. La médecin légiste affirme "qu'il y a des blessures qui ne peuvent pas être dues qu'à des gifles"

La question de l'absence d'alerte du corps médical est revenue à plusieurs reprises au cours des débats. Nino avait par exemple était vu le 10 juillet, soit deux jours avant sa mort, par son médecin pour la visite de 9e mois. Il n'avait pas remarqué de signes de traumatisme ou de violence. Juste des pleurs et de l'irritabilité. "En France, on est encore dans l'idée que les parents sont bienveillants. On va tenter de chercher une justification", dit la médecin légiste sans avancer une explication pour ce cas précis. Elle ajoute que le phénomène du bébé secoué est encore sous-diagnostiqué en France. 200 à 250 cas sont repérés chaque année.

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