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Cour d'assises du Loiret : Brigitte Sol condamnée à 12 ans de réclusion criminelle

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

A l'issue de deux jours de procès, Brigitte Sol a été condamnée à 12 années de réclusion criminelle pour tentative d'assassinat sur son ex-compagnon. La Cour d'assises du Loiret a retenu la thèse de la préméditation : le contexte de violences conjugales a peu pesé sur le verdict.

Le procès de Brigitte Sol a duré 2 jours devant la Cour d'assises du Loiret
Le procès de Brigitte Sol a duré 2 jours devant la Cour d'assises du Loiret © Radio France - François Guéroult

12 années de réclusion criminelle : c'est le verdict de la Cour d'assises du Loiret dans l'affaire Brigitte Sol. Cette femme, âgée aujourd'hui de 50 ans, a été reconnue coupable de tentative d'assassinat sur son ex-compagnon. Le 3 mai 2018, elle lui avait donné un coup de couteau dans le dos, chez elle, dans le quartier des Carmes à Orléans. Elle affirme avoir été victime de violences conjugales de sa part, ce qu'il nie. Dans son réquisitoire, l'avocat général avait réclamé 13 années de réclusion criminelle.

Réactions contrastées à l'énoncé du jugement

"Ce verdict a le mérite de rétablir qui était réellement la victime dans cette affaire", a réagi Me Anne Carroger, l'avocate de Mickaël, l'ancien compagnon de Brigitte Sol : "la Cour a reconnu à la fois l'intention criminelle et la préméditation, mon client va pouvoir enfin commencer à tourner la page et à se reconstruire, ce qu'il n'a pas encore fait."

De son côté, Me Emma Lesigne, l'avocate de Brigitte Sol, ne cachait pas sa déception : "Les violences subies par Brigitte Sol ont trop souvent été remises en cause au cours des audiences et n'ont pas suffisamment été prises en compte dans le verdict. Cela montre qu'il reste encore beaucoup à faire en France pour arrêter de remettre en cause la parole des femmes en matière de violences conjugales."

"Il avait des colères monstres"

Lors du procès, Brigitte Sol a en effet décrit les violences qu'elle affirme avoir subies pendant près de 5 ans en vivant avec Mickaël. "Il avait des colères monstres, a-t-elle raconté. Au début, il me donnait des gifles très fortes, et puis comme il ne voulait pas qu'il y ait de traces, il a cessé de me frapper. A la place, il mettait sa main sur ma bouche, comme s'il voulait m'étouffer : si ça, ça ne s'appelle pas "faire du mal"...."

En revanche, l'accusée a été beaucoup moins prolixe sur les faits, et notamment sur les recherches qu'elle avait effectuées sur Internet quelques heures avant le passage à l'acte, tapant "coup de couteau mortel" sur google. "Je ne sais pas comment j'en suis arrivée là. Aujourd'hui, la victime, ce n'est pas moi, a-t-elle résumé. J'assume ce que j'ai fait, mais pas davantage : je ne voulais pas le tuer."  

"Hainamoration"

"Avec ce procès, j'ai eu l'impression d'être à l'abattoir", a pour sa part déclaré Mickaël, répétant à plusieurs reprises : "Non, je n'ai jamais levé la main sur une femme". A la barre, cet homme de 40 ans a raconté cette relation intense qu'il a eue avec Brigitte Sol, chacun ayant quitté enfants et partenaire pour vivre cette passion faite de ruptures et de réconciliations. "Ma faiblesse, c'est que je ne savais pas comment mettre fin à cette relation, et quand j'ai enfin réussi à la quitter, je culpabilisais de la voir triste."

"Une relation fusionnelle, malsaine, obsessionnelle", avait expliqué auparavant une experte psychologue, parlant même de « hainamoration » : un mélange de haine et d’amour, où l’idée de la séparation, consommée cinq mois avant les faits, était finalement insupportable – pour lui comme pour elle. Jusqu'au coup de couteau asséné par Brigitte Sol : "D'une certaine manière, elle m'a tué ce jour-là car depuis je ne suis plus le même" conclut Mickaël.

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