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Covid-19 : un cluster au commissariat de Valence

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Les policiers de Valence sont touchés par la Covid-19 depuis la mi-avril. Jusqu’à 33 personnes ont été absentes en même temps la semaine dernière. Des policiers soit positifs au covid, soit cas contact. Ce mardi, ils étaient encore 25 à devoir rester isolés pour éviter de nouvelles contaminations.

Vingt-cinq policiers de Valence, dans la Drôme, sont aujourd’hui malade ou cas contact et donc en isolement.
Vingt-cinq policiers de Valence, dans la Drôme, sont aujourd’hui malade ou cas contact et donc en isolement. © Radio France - De Keyzer Nathalie

C'est à la mi avril que les premiers cas de Covid-19 ont été détectés dans les effectifs du commissariat de Valence, dans la Drôme. Il y a eu, la semaine dernière, jusqu’à 33 policiers absents en même temps, soit malades du Covid-19, soit cas contact des collègues malades. Ce mardi, ce sont encore 25 policiers qui manquent à l'appel à cause du virus.

De nombreux services sont touchés. Ça a démarré dans l'unité "ordre public" qui comprend la brigade motorisée et la brigade d'intervention, ça touche aussi l'assistance judiciaire et quelques personnels des services investigations. La difficulté est de pouvoir continuer à assurer, malgré ces absences, l'ensemble des missions de police secours, d'aide aux victimes de contrôles routiers et d’enquête.

Le directeur départemental de la Sécurité Publique assure maintenir du mieux possible l'ensemble des services mais parfois "en mode dégradé", les investigations d'initiative, notamment, sont un peu mises en pause pour l'instant.

Noël Fayet, le Directeur départemental de la sécurité publique dans la Drôme assume le choix qu'il a dû faire lundi pour assurer l'ensemble des missions de Police malgré le cluster à Valence.

Pas assez d'effectifs pour l'extraction judiciaire ce lundi

Lundi, ce manque d’effectif s'est vu de façon criante. Dans la matinée, l'ARPEJ (l'Autorité de Régulation et de Programmation des Extractions Judiciaires), a fait savoir qu'elle n'avait personne pour escorter trois détenus de la prison de Valence jusqu'au tribunal l'après-midi. Ce service de l'administration pénitentiaire, qui dépend du ministère de la justice, est chargé d'organiser et assurer les transports de détenus dans la Drôme depuis 2017.

Ce n'est donc plus une mission directe de la police. Mais lorsque du renfort est demandé au commissariat, la plupart du temps, les policiers font ce travail. Sauf que, ce lundi, il n'y avait plus personne de disponible compte tenu du nombre de malades du Covid au commissariat de Valence. 

Faire un choix dans les priorités

Les trois détenus n'ont pas pu être amenés devant leurs juges pour leur comparution immédiate et la justice n'a pas eu d'autre choix que de les libérer. Un crève-cœur pour le patron des policiers drômois Noël Fayet. "Ce n'est pas de gaieté de cœur, en tant que policier, que j'ai vu ces trois mis en cause ressortir libres, mais je n'avais pas d'autre possibilité".

Le DDSP a dû faire des choix dans ses priorités et il les assume car, depuis le début 2021, il n'a pas failli en matière d'aide au transport des détenus. "Depuis janvier, nous avons effectué 584 heures d'extractions de détenus contre 518 heures seulement de contrôles routiers" assure Noël Fayet et, pourtant, ces contrôles sont une mission majeure de la police aujourd'hui.

Du côté de la justice, les trois hommes soupçonnés de trafic de drogue et de violences conjugales -qui devaient être jugés ce lundi- sont reconvoqués pour le 31 mai prochain.  

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