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Faits divers – Justice

Crachats, menaces de morts, tentative d'étranglements : ces agressions qui visent les pompiers de la Vienne

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Par , France Bleu Poitou

Depuis le 1er janvier 2019, les sapeurs-pompiers de la Vienne ont été victimes de cinq agressions lors d'interventions. Pour enrayer ces violences en hausse, les soldats du feu viennent de signer une convention avec la Gendarmerie nationale et la Police nationale.

La caserne des pompiers de Pont-Achard à Poitiers (Vienne) en février 2019.
La caserne des pompiers de Pont-Achard à Poitiers (Vienne) en février 2019. © Radio France - Valentin Boissais

Poitiers, France

Quand les secouristes deviennent... les victimes. Le Service départemental d'incendie et de secours de la Vienne (SDIS), la Gendarmerie et la Police nationale ont cosigné vendredi 5 juillet à Poitiers un nouveau protocole de prévention et de lutte contre les agressions de sapeurs-pompiers, un phénomène en recrudescence ces derniers années

"Il y a des gens qui appellent le 18 et menacent de mort l'opérateur des pompiers" 

"L'an dernier à Lencloître, un équipage de trois sapeurs-pompiers dans une ambulance sont appelés pour un malaise et dans un sursaut d'énervement, la victime elle-même saisit à la gorge une jeune pompier d'une vingtaine d'années, avec une telle violence qu'il a fallu que ses deux collègues et que les militaires de la gendarmerie interviennent pour desserrer l'étau autour de son cou", se souvient le colonel Mathieu Mairesse, le chef du SDIS 86.

Faciliter les dépôts de plaintes des sapeurs-pompiers

Pour le colonel Yves Dumez, à la tête des gendarmes de la Vienne, "ces agressions sont d'autant plus choquantes, incompréhensibles et inadmissibles qu'elles visent des sapeurs-pompiers qui arrivent souvent en premier pour porter secours et assistance". Mettant en avant une fraternité d'armes entre pompiers, policiers et gendarmes, les forces de l'ordre promettent de faciliter les dépôts de plaintes de soldats du feu en brigades de gendarmerie ou au commissariat.

"Un sapeur-pompier, comme un policier et un gendarme, est une cible, malheureusement et donc à ce titre il mérite d'être protégé" (Jean Prost, directeur départemental de la sécurité publique de la Vienne DDSP)

Le 16 mars 2019, deux sapeurs-pompiers volontaires du Centre d'incendie et de secours des Ormes déposent plainte pour des crachats et des insultes. Le 12 mai, trois équipiers d'une ambulance de Charroux sont injuriés et menacés à l'arme blanche par une personne atteinte de schizophrénie à qui ils portaient secours. Puis le 16 juin à Châtellerault, un soldat du feu essuie des insultes et des griffures... Sur les six premiers mois de l'année 2019, cinq agressions de sapeurs-pompiers ont été enregistrées par le SDIS de la Vienne contre sept durant l'année 2018 (six agressions en 2016, neuf en 2017).

"Ce n'est pas dans l'ADN des pompiers de se considérer comme victimes"

Cette convention signée sous l'égide de la préfète de la Vienne doit permettre de mieux accompagner les sapeurs-pompiers victimes d'agressions. Le SDIS qui "invite systématiquement ses agents à déposer une plainte avec constitution de partie civile", se heurte parfois à une difficulté psychologique. 

"La démarche de porter plainte peut être difficile pour ces sapeurs-pompiers qui viennent d'abord pour sauver et le fait de devenir victime des personnes qu'ils sont censés sauver est très difficile à comprendre et à accepter" explique Isabelle Dilhac, la préfète de la Vienne.

Le colonel Mairesse reconnaît que "ce n'est pas dans l'ADN des sapeurs-pompiers de se considérer comme victimes." Le directeur du SDIS rappelle toutefois que les soldats du feu de la Vienne se sont pas confrontés à des guet-apens ou des pièges comme c'est le cas dans d'autres départements.

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