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Faits divers – Justice

Crash d’un Mirage dans le Jura : les recherches pour trouver les militaires se poursuivent, l'espoir s'amenuise

jeudi 10 janvier 2019 à 12:09 - Mis à jour le jeudi 10 janvier 2019 à 18:33 Par Rachel Noël, France Bleu, France Bleu Besançon, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu Lorraine Nord

Les recherches pour tenter de retrouver les militaires impliqués dans le crash d’un Mirage dans le Jura se sont poursuivies jusqu'au soir. Deux personnels militaires de la base de Nancy-Ochey étaient à bord. Avec le temps qui passe l'espoir de retrouver l'équipage vivant s'amenuise.

Les premiers débris du Mirage 2000D ont été retrouvés près de Mignovillard dans le Jura
Les premiers débris du Mirage 2000D ont été retrouvés près de Mignovillard dans le Jura © Maxppp - Valentin COLLIN/PHOTOPQR

Mignovillard, France

150 gendarmes ont repris les recherches ce jeudi matin vers 7h30 prés de Mignovillard pour tenter de retrouver les deux militaires portés disparus  dans la zone où l’avion de chasse Mirage 2000D aurait pu tomber. Le Mirage a disparu des radars de contrôle peu avant midi mercredi 9 janvier vers 11h. Les deux personnels militaires de la base de Nancy-Ochey qui étaient à bord n'ont toujours pas été retrouvés. 

En fin de journée, l'IRCGN, l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie Nationale est arrivé sur les lieux. C'est le service qui intervient régulièrement dans les enquêtes complexes de ce type. Ils étaient notamment intervenus dans l'enquête sur l'accident de la Germanwings en 2015. Parmi les personnels présents sur place, il y a un dentiste et un médecin légiste.

Mobilisation pour retrouver l'équipage

Les deux membres de l'équipage n'ont donné aucun signe de vie depuis leur disparition. Selon une source militaire, ils sont originaires de Nancy et Clermont-Ferrand. Une source militaire précise que tous deux sont basés à Nancy-Ochey et qu'il s'agit d'un équipage expérimenté. Le pilote est un homme originaire de Nancy. Le navigateur est une femme originaire de Clermont-Ferrand. 

Les responsables militaires et les gendarmes de l'air de Villacoublay ne font aucun pronostic sur la survie de l'équipage, qui est en théorie équipé contre le froid. Ils ont tenté de les appeler sur leurs portables, mais aucun n'a répondu.

Une zone d'accès difficile

La zone de recherche boisée et escarpée près de Mignovillard. - Radio France
La zone de recherche boisée et escarpée près de Mignovillard. © Radio France - Elie Abergel

C’est dans une zone située entre Mignovillard et Mouthe, au lieu-dit la Combe noire, que les débris de l’avion ont été retrouvés en milieu d’après-midi. La  zone  d'1km500 est très difficile d'accès. Il y a de la neige, le secteur est en pente et boisé.  Les enquêteurs disent avoir trouvés quelques débris de petite taille, les gros morceaux sont sans doute sous la neige. Les gendarmes expliquent aussi qui il y a un réel danger à pénétrer sur le site du crash, à cause de produits toxiques à bord de l'appareil.

Un hélicoptère  a survolé la zone en journée. Des gendarmes du Jura et du Doubs, un escadron de gendarmerie mobile, la section de recherches de la gendarmerie de l'Air, renforcés par les pelotons de gendarmerie de montagne des Vosges et d'Alsace sont sur le terrain. Le quadrillage s'effectue par petite zones. Les sauveteurs sont déployés en ligne et aidés de chiens. Ils ratissent la zone minutieusement et ont pour l'instant retrouvé un parachute personnel.

Ils seront renforcé vendredi par 150 gendarmes supplémentaires.

L'enquête a été confiée au parquet de Metz compétent pour les affaires pénales militaires dans la zone Est. Aucune hypothèse n'est écartée se bornent à dire les responsables militaires et les gendarmes de l'air de Villacoublay.