Faits divers – Justice DOSSIER : Germanwings : le crash volontaire de l’A320

Crash de l'A320 de Germanwings : 80% des débris ont été évacués

Par France Bleu, France Bleu mercredi 15 avril 2015 à 17:51

Les secours sur le site du crash, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Les secours sur le site du crash, dans les Alpes-de-Haute-Provence. © Maxppp

La compagnie aérienne allemande Lufthansa, maison-mère de GermanWings, a annoncé ce mercredi avoir réussi à déblayer 80% des débris de l'avion qui s'est écrasé le 24 mars dernier, faisant 150 morts. Enjeu de l'opération : commencer rapidement la dépollution du site.

_*"_Nous avons enlevé environ 80% des débris, soit près de 35 tonnes de débris* " ** : c'est ce qu'a déclaré le porte-parole de la Lufthansa, Casten Herning, ce mercredi lors d'une conférence à Digne-les-Bains. La compagnie-mère de GermanWings est chargée des opérations de déblaiement du site sur lequel s'est écrasé l'A320 le 24 mars dernier, faisant 150 morts.

*POUR EN SAVOIR PLUS > * Notre dossier consacré au crash de l'A320 de GermanWings

La zone sur laquelle l'avion s'est écrasé s'étale sur environ 1,5 hectare . La taille des débris varie de quelques centimètres à plusieurs mètres carrés. Sur place, ils sont héliportés vers une première "drop zone", avant de repartir par camion vers un hangar situé à Seyne-les-Alpes.

Tout sera déblayé d'ici 18 jours

Les débris seront conservés sous scellés dans ce hangar, qui a été_* loué "_pour le moment pour un an* ", à titre conservatoire** . Selon la Lufthansa, les opérations de récupération des débris, qui ont été commencées le 9 avril, devraient être totalement achevées d'ici dix-huit jours ouvrables. La compagnie n'a pas précisé, en revanche, le coût de ces opérations.

L'objectif, c'est de mettre en place dans un second temps la dépollution du lieu. Car avec le crash, environ* 4 tonnes de kérozène ont été dispersés sur la zone, ainsi que 95 litres d'huile* et de lubrifiants. "Il y aura des rencontres fréquentes pour déterminer les meilleures solutions pour restaurer le site " selon la directrice financière de la Lufthansa Simone Menne, car si les techniques de nettoyage existent, il faut des informations sur la flore locale pour dépolluer sans risques.