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Crash de l'A320 : l'un des pilotes n'était pas dans le cockpit, selon le New York Times

Par Julie Guesdon, France Bleu Azur, France Bleu Provence, France Bleu Roussillon et France Bleu Vaucluse jeudi 26 mars 2015 à 7:46 Mis à jour le jeudi 26 mars 2015 à 12:28

Un avion de la compagnie Germanwings (photo d'illustration)
Un avion de la compagnie Germanwings (photo d'illustration) © Reuters

Une source américaine a révélé mercredi soir au New York Times que l'un des deux pilotes n'était plus dans le cockpit au moment du crash de l'Airbus 320 de Gerwanwings. Une information que l'AFP a pu recouper.

Un seul pilote aurait été présent dans le cockpit au moment du crash. Le quotidien américain le New York Times a dévoilé jeudi le témoignage d'une source anonyme, un enquêteur américain qui aurait pu écouter le contenu de la boite noire. Une information recoupée par l'Agence France Presse. En réaction, le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, va s'exprimer jeudi à 12h30 lors d'une conférence de presse à l'aéroport de Marignane.

Selon cette source : *" Au début du vol, on entend l'équipage parler normalement, puis on entend le bruit d'un des sièges qui recule, une porte qui s'ouvre et se referme, des bruits indiquant qu'on retape à la porte et il n'y a plus de conversation à ce moment-là jusqu'au crash".*

Suivez la conférence de presse du procureur de la République à Marseille à partir de 12h30

"On peut entendre qu'il essaie de défoncer la porte"

"Alors ensuite, il frappe plus fort à la porte et pas de réponse. Il n'y a jamais de réponse. On peut entendre qu'il essaie de défoncer la porte" , ajoute l'enquêteur resté anonyme.

Vers midi, le parquet de Düsseldorf a confirmé que l'un des pilotes s'était bien retrouvé bloqué à l'extérieur du cockpit.

Selon ces dernières informations, pour l'instant non confirmées par le BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses), les alarmes qui indiquent la proximité du sol ont retenti. On ignore qui serait resté seul dans le cockpit, le commandant de bord, très expérimenté ou le co-pilote, arrivé dans la compagnie low-cost allemande en 2013, avec seulement quelques centaines d'heures de vol à son actif.

Suicide, malaise, incident volontaire ? 

En plus de la thèse de l'accident, ces informations, qui doivent être prises avec la plus grande précaution, laissent penser que le pilote aurait pu être victime d'un malaise. Ou, plus dramatique encore, que ce crash est volontaire, par suicide ou pour d'autres raisons.

La seconde boite noire dite FDR (Flight Data Recorder) enregistrant les données du vol était toujours recherchée mercredi.

L'accident de l'Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings, qui s'est écrasé mardi dans le sud des Alpes avec 150 personnes à bord, est la pire catastrophe aérienne en France depuis 30 ans .

*NOTRE DOSSIER > Crash de l'Airbus A320 de Germanwings  *

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