Faits divers – Justice

Crash de l'A320 : "Nous n'avons pas retrouvé un seul corps intact"

Par Marina Cabiten, France Bleu Azur, France Bleu Provence, France Bleu Roussillon et France Bleu Vaucluse vendredi 27 mars 2015 à 18:16

Des techniciens et un gendarme devant le laboratoire mobile, à Seyne-les-Alpes
Des techniciens et un gendarme devant le laboratoire mobile, à Seyne-les-Alpes © MaxPPP

La gendarmerie a fait le point sur les recherches, ce vendredi, trois jours après le crash de l'Airbus A320 de Germanwings. Enquêteurs et secouristes ont deux missions : identifier les 150 victimes, et trouver la seconde boîte noire.

Un travail long, fastidieux, éprouvant : vendredi s'est écoulé le quatrième jour de recherches suite au crash dans les Alpes-de-Haute-Provence d'un A320, causé par son copilote . Lors d'une conférence de presse sur le site de la catastrophe, la gendarmerie a livré des détails sur le processus de récupération des corps et d'identification des victimes. 

Une collecte très difficile

"Nous n'avons pas retrouvé un seul corps intact" a indiqué le responsable de la gendarmerie sur place. Des éléments biologiques sont en train d'être collectés, et "l'état de dégradation des corps" laisse supposer que seul l'ADN pourra permettre l'identification des victimes. 

Cette collecte menée par des techniciens légistes est "particulièrement difficile" insiste le colonel Patrick Touron. En effet, la zone de collecte est vaste, difficile d'accès, et dangereuse. "Ce qui est inédit dans cette catastrophe, c'est la difficulté liée au relevage des éléments de corps". "Les opérations pourraient encore durer deux semaines" , a indiqué le lieutenant-colonel Xavier Vialenc. 

Un labo sur place

Une fois collectés, les prélèvements sont rapatriés par hélicoptère jusqu'à un aérodrome, puis au laboratoire monté spécialement suite à la catastrophe. "Nous avons un labo in situ mis en place dans la commune, dans un local technique de Seyne, où nous procédons à la chaîne d'identification des victimes" , a précisé le lieutenant-colonel Vialenc.

Tentes blanches, générateurs, camions frigorifiques ont été mobilisés et sont encadrés par des voitures de police. La route d'accès est bouclée , et notamment refusée aux nombreux journalistes présents dans la zone.

> NOTRE DOSSIER : le crash de l'A320 Germanwings

Les familles sollicitées

En parallèle, des relevés ADN sont menés en ce moment au sein des familles des victimes, pour permettre la comparaison avec les échantillons . La gendarmerie précise que cette base sera détruite à la fin du processus.

Outre les obstacles liés à l'état des corps et à la topographie complexe du site, la gendarmerie souligne la difficulté psychologique de ce travail : "Il est clair que nous avons un suivi psychologique assuré ici sur notre site" a précisé le colonel Touron .

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