Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Crash du Rio-Paris en 2009 : Air France et Airbus renvoyés en correctionnelle

La cour d'appel de Paris a ordonné ce mercredi le renvoi en correctionnelle pour "homicides involontaires" d'Air France et d'Airbus pour leurs responsabilités indirectes dans le crash du Rio-Paris qui avait fait 228 morts en 2009. Air France maintient ne pas avoir commis de faute pénale.

Un morceau de l'avion A330 Rio-Paris repêché par la Marine brésilienne peu après le crash en 2009
Un morceau de l'avion A330 Rio-Paris repêché par la Marine brésilienne peu après le crash en 2009 © AFP - HO / BRAZILIAN NAVY

Il y aura finalement un procès, comme ce que souhaitaient ardemment les familles des victimes. Ce mercredi, la cour d'appel de Paris a ordonné le renvoi correctionnelle pour "homicides involontaires" d'Air France et d'Airbus pour leurs responsabilités indirectes dans le crash du Rio-Paris qui avait fait 228 morts en 2009. Cette décision, réclamée par le parquet général, invalide le non-lieu prononcé en 2019 en faveur de la compagnie et du constructeur au terme des investigations. A l'annonce de cette décision, les quelques proches des victimes présents se sont étreints en larmes, soulagés. 

Les avocats d'Airbus ont immédiatement annoncé un recours en cassation, dénonçant une "décision injustifiée" selon eux, "en contradiction avec les juges d'instructions qui connaissent bien le dossier". L'un des avocats d'Air France estime que la compagnie "conteste avoir commis une faute pénale qui soit à l'origine de ce terrible accident". Pour Danièle Lamy, présidente de l'association Entraide et Solidarité AF447, "c'est une immense satisfaction d'avoir le sentiment d'avoir enfin été entendu par la justice". 

"Nous déplorons cependant qu'il ait fallu douze longues années pour en arriver là, douze années de détermination sans faille, peuplées d'incertitudes, de procédures tracassières et obscures, de découragement mais jamais de résignation", a-t-elle ajouté. 

Non-lieu général en 2019

Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'était abîmé au milieu de l'Atlantique. Les pilotes, désorientés par une défaillance technique en traversant la zone météorologique du Pot au noir, n'avaient pu rattraper le décrochage de l'A330, entraînant la mort des 216 passagers et 12 membres d'équipage. Le 29 août 2019, après dix ans d'investigation marqués par une bataille d'expertises, les juges d'instructions du pôle accident collectif du tribunal de Paris avaient rendu un non-lieu général. 

Les investigations "n'ont pas conduit à caractériser un manquement fautif d'Airbus ou d'Air France en lien (...) avec les fautes de pilotage (...) à l'origine de l'accident", avaient alors estimé les magistrats. Le parquet général estimait au contraire que les "causes indirectes" du crash étaient imputables aux manquements des deux entreprises : les dirigeants d'Air France "se sont abstenus de mettre en oeuvre la formation et l'information des équipages" nécessaires, tandis qu'Airbus a "sous-estimé la gravité des défaillances des sondes" de vitesse Pitot et n'a pas suffisamment agi pour corriger ce dangereux défaut. 

Le givrage de ces sondes fut l'élément déclencheur de la catastrophe. Causé par la formation de cristaux de glace lors d'un passage à haute altitude dans un amas de cumulonimbus, l'incident avait conduit à une incohérence des mesures de vitesse et désorienté les pilotes jusqu'au décrochage fatal en moins de 4 minutes.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess