Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Fermer
Retour
Faits divers – Justice

Crash du Rio-Paris en 2009 : les juges ont terminé leurs investigations

vendredi 15 mars 2019 à 12:09 Par Isabelle Gaudin, France Bleu, France Bleu Orléans, France Bleu Touraine et France Bleu Paris

Près de dix ans après le crash du Rio-Paris, les juges d'instruction ont terminé leurs investigations. Ils l'ont annoncé aux différentes parties le 18 février. Les familles des 228 victimes espèrent qu'il y aura un procès d'Air France et d'Airbus.

Un des débris de l'A330 photographié par la marine brésilienne en juin 2009
Un des débris de l'A330 photographié par la marine brésilienne en juin 2009 © AFP - HO / BRAZILIAN NAVY

Paris, France

L'enquête judiciaire sur le cas crash du vol Rio-Paris en 2009 qui a fait 228 morts est terminée. D'après l'AFP, le 18 février dernier, les juges d'instruction du pôle accidents collectifs du tribunal de Paris ont annoncé aux différentes parties leur intention de terminer la procédure, dans laquelle Air France et Airbus sont mises en examen depuis 2011 pour "homicides involontaires". Les familles des victimes espèrent que ces investigations conduiront au procès des deux entreprises mises en cause, mais elles craignent qu'Airbus échappe aux poursuites. Le constructeur pourrait s'appuyer sur l'ultime contre-expertise qui accable les pilotes.

Les familles des 228 victimes attendent la tenue d'un procès

"Nous avons un premier rapport qui met clairement en cause Air France et Airbus et une contre-expertise qui tape de manière éhontée sur les pilotes", explique Me Sébastien Busy, avocat de la partie civile à l'AFP. Selon lui, cet écart justifie pleinement qu'il y ait un procès pour en débattre. Dans un communiqué, Entraide et solidarité AF447, réagit : "les familles attendent avec impatience et détermination un procès au cours duquel Airbus et Air France s'honoreraient de s'expliquer sur leur responsabilité respective".

Un délai de trois mois est désormais ouvert durant lequel les parties peuvent faire des observations ou demander de nouveaux actes d'enquête. Le parquet de Paris prendra alors ses réquisitions, avant que les juges d'instruction ordonnent un renvoi en correctionnelle ou un non-lieu.

Une bataille d'experts autour des responsabilités

Le 1er juin 2009, le vol AF447 s'est abîmé dans l'océan Atlantique, faisant 228 morts. Point de départ de la catastrophe : le givrage en vol de sondes Pitot, ce qui a entraîné un dérèglement des mesures de vitesse de l'Airbus A330 et désorienté les pilotes jusqu'au décrochage de l'avion. L’enchaînement des responsabilités fait l'objet depuis d'une bataille d'experts.

En 2012, la première expertise avait pointé à la fois des défaillances de l'équipage, des problèmes techniques et un déficit d'information des pilotes en cas de givrage des sondes. Airbus avait alors sollicité une contre-expertise, qui mettait surtout l'accent sur une "réaction inappropriée de l'équipage" et les manquements d'Air France. Des proches des victimes et Air France avaient alors attaqué le rapport devant la cour d'appel de Paris, qui avait ordonné son annulation et la réouverture de l'enquête.

Mais la dernière contre-expertise de décembre 2017, a de nouveau suscité l'indignation des parties civiles. Les experts y réaffirment que la "cause directe" de l'accident "résulte des actions inadaptées en pilotage manuel" de l'équipage et tendent à dédouaner Airbus. De son côté, Entraide et solidarité AF447 fait référence dans son communiqué au crash d'Ethiopian Airlines, dimanche dernier, qui a fait 157 morts. L'association de proches de victimes fait remarquer "la différence de traitement d'une telle catastrophe entre Boeing", qui admet des dysfonctionnements, "et Airbus".