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Faits divers - Justice
Dossier : Affaire Mila

Cyber harcèlement : une lycéenne iséroise, menacée de mort, dépose plainte

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Mila, 16 ans, est menacée de mort et de viol sur les réseaux sociaux. Cette Nord-Iséroise avait affirmé dans une vidéo publiée sur son compte Instagram le 18 janvier que l'Islam était "une religion de haine". Elle a déposé plainte. Le parquet de Vienne a ouvert une enquête.

Mila, 16 ans, ne peut plus retourner à son lycée
Mila, 16 ans, ne peut plus retourner à son lycée © Maxppp - Julien Barbare

Vienne, France

Le week-end dernier, Mila, une lycéenne nord-iséroise de 16 ans, qui veut devenir chanteuse, échange avec ses abonnés sur son compte Instagram. Un jeune homme, musulman, lui fait alors des avances. Elle l'éconduit. Il la traite alors de "sale gouine", car la jeune fille aux cheveux teints en violet et aux tâches de rousseur revendique son homosexualité et s'affiche près d'un drapeau arc en ciel LGBT. 

Déchaînement de violence sur les réseaux sociaux

Mila riposte en qualifiant le Coran de "religion de haine" et en ajoutant, "je déteste toutes les religions". Fin de citation. Aussitôt, c'est un déchaînement de violence sur les réseaux sociaux où la scène a été vue plus d'un million de fois. Certains internautes, qui l'ont reconnue, dévoilent son identité, son adresse, l'adresse de son lycée, situé dans le Nord Isère.

L'affaire récupérée par l'extrême-droite

D'autres affirment qu'ils vont l'attendre à la sortie de son lycée pour lui faire la peau. Elle est menacée de viol. Le hashtag, "je suis Mila", pour prendre sa défense est créé. L’extrême-droite aussi récupère cette histoire pour en tirer profit. Bref, l'affaire prend des proportions telles que la jeune fille dépose plainte.

Mila ne peut pas retourner dans son lycée

Depuis, elle est déscolarisée et a dû se mettre au vert. Le procureur de Vienne qui a ouvert une enquête pour "menaces de mort", confiée à la section des Recherches de la gendarmerie, compétente en matière de cyber-criminalité, a fait également appel à l'association d'aide aux victimes pour la soutenir psychologiquement, ainsi que sa famille.

Un tweet d'excuses

Le magistrat a également ouvert une enquête pour incitation à la haine raciale. Mais d'après les premiers éléments recueillis, suite aux visionnages des vidéos publiées par Mila, "on ne peut pas pour l'instant taxer la jeune fille de racisme" d’après une source proche du dossier.

Alors, peut-être pour faire retomber la tension et se faire oublier, Mila a écrit dans un tweet : "Je m'excuse, je ne voulais offenser personne. J'ai parlé trop vite. L'erreur est humaine."

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