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Dossier : Affaire Mila

Cyberharcèlement de Mila : jusqu'à six mois de prison avec sursis requis, jugement le 7 juillet

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Isère, France Bleu

Ce mardi après-midi, au tribunal de Paris où sont jugées 13 personnes pour menaces de mort et/ou harcèlement via les réseaux sociaux à l'égard de Mila, Iséroise de 18 ans, le parquet a requis jusqu'à six mois de prison avec sursis. La relaxe a été demandée pour une personne.

Les personnes poursuivies pour harcèlement et/ou menaces de mort, via les réseaux sociaux, viennent de différentes régions.
Les personnes poursuivies pour harcèlement et/ou menaces de mort, via les réseaux sociaux, viennent de différentes régions. © Radio France - PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

De trois à six mois de prison avec sursis ont été requis ce mardi après-midi par le procureur au tribunal de Paris à l'encontre de 12 des 13 personnes poursuivies pour cyberharcèlement et/ou menaces de mort à l'encontre de Mila. La relaxe a été demandée pour une. Le jugement a été mis en délibéré au mercredi 7 juillet.

Depuis janvier 2020, la jeune Iséroise est victime de nombreux messages violents en ligne après une première vidéo critiquant l'Islam. Toutes ces personnes ont été interpellées entre février et avril, après une nouvelle vidéo de Mila critiquant l'Islam postée en novembre sur Tik Tok. 

Des peines différentes en fonction de la nature des faits reprochés

Pour l'un des prévenus, le procureur a demandé la relaxe au bénéfice du doute. Pour les autres, il a tenu à faire la distinction entre les personnes qui ont harcelé et celles qui ont harcelé ET menacé de mort. Les peines demandées sont de trois mois avec sursis dans le premier cas (pour 3 personnes) et de 6 mois avec sursis dans le second cas (pour les 9 autres).

Au cour de cette audience, l'une des premières consacrées à l'infraction nouvelle de harcèlement en ligne, le procureur a dit qu'elle "doit permettre une prise de conscience, pour les prévenus et au-delà: il n'y a pas d'anonymat sur Internet." Une condamnation pour lui "ce sera dire à ces jeunes gens que (Mila) n'est pas un punching-ball sur laquelle on peut se défouler à loisir" et que "les réseaux sociaux ne sont pas un Far West sans règle"

A la sortie de l'audience, face à la presse, Mila a expliqué qu'elle a été menacée sur Instagram pendant les plaidoiries. "Je trouve que ça peut être important de vous en faire part. Je vais vous lire ce message que j'ai reçu sur Instagram. Apparemment, il y en a qui n'ont pas envie de comprendre et je trouve ça désolant", a réagit la jeune iséroise.

"T'as pas honte, tu es lesbienne en plus. Insulte Jésus, va te pendre. (...) Tu vas entendre parler de moi, je vais te violer, sale chienne." Je continue ? - Mila à la sortie de l'audience, lisant un message haineux qu'elle a reçu pendant les plaidoiries

Les prévenus sont poursuivis souvent pour un seul message posté anonymement sur les réseaux sociaux. Parmi les mots écrits, il y a "qu'elle crève", "que quelqu'un lui broie le crâne par pitié". Pour le parquet, ces jeunes savaient que "Mila était déjà harcelée" et doivent donc être condamnés, en application de la nouvelle loi sur le cyberharcèlement. Depuis 2018, le harcèlement est caractérisé quand plusieurs personnes s'en prennent à une seule et même personne en sachant que leurs propos constituent une répétition.

Les avocats des prévenus sollicitent des relaxes totales ou partielles

Juste avant, Richard Malka, avocat de Mila, a demandé aux juges "de poser les jalons d'un monde un peu moins sauvage, de poser de nouvelles règles"  Il a demandé 5.000 à 10.000 euros de dommages et intérêts à l'encontre de chacun des prévenus.

Certains avocats de la défense évoquent des "propos inappropriés", et demandent aux juges de ne "pas faire des exemples" de ces "enfants du siècle". Ils plaident la relaxe totale ou partielle.

Deux condamnations prononcées à l'été 2020 et en janvier 2021

Par le passé, deux personnes ont été poursuivies et condamnées pour des faits de même nature - ce fut le cas d'un Gersois condamné à 18 mois ferme en janvier après des menaces via Facebook et d'un homme à Malte à l'été 2020 - mais c'est la première fois qu'autant de personnes sont jugées en même temps. Par ailleurs, d'autres personnes sont mises en examen pour menaces de mort sur Mila et ce après la publication de la première vidéo.

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