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Dossier : Affaire Mila

Cyberharcèlement de Mila : les prévenus disent ne pas avoir réalisé participer à un raid numérique

Le tribunal correctionnel de Paris juge depuis ce lundi matin 13 personnes, poursuivies pour harcèlement et/ou menaces de mort en ligne à l'encontre de Mila. La jeune lycéenne nord-iséroise vit sous protection policière depuis janvier 2020 et la publication d'une vidéo polémique sur l'islam.

Mila, jeune Iséroise, est présente au procès à Paris.
Mila, jeune Iséroise, est présente au procès à Paris. © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

L’audience avait été renvoyée le 3 juin. Depuis ce lundi 21 juin, et jusqu'à ce mardi soir en principe, les harceleurs de la jeune Mila font face aux juges du tribunal correctionnel de Paris. Mila, la jeune femme originaire de l'Isère, âgée de 18 ans, est présente. Elle qui vit sous protection policière, est victime de harcèlement en ligne et de menaces de mort et de viol, toujours via les réseaux sociaux depuis près de 18 mois. Précisément depuis janvier 2020 et une vidéo où elle s'en prend de manière virulente à l'islam. 

Des prévenus âgés de 18 à 30 ans

En novembre de la même année, après une salve d'insultes, elle reposte une vidéo sur le réseau social Tik Tok et s'en suivent de nouveaux tweets. C'est après cette nouvelle vidéo que les 13 personnes jugées lundi et mardi à Paris ont été interpellés. Les prévenus ont entre 18 et 30 ans. Il y a des catholiques, des musulmans, des athées. Une étudiante, un intérimaire, un cuisinier au chômage. Ils habitent la Moselle, le Calvados, la Gironde, les Bouches-du Rhône, ou encore la Haute-Savoie. 

En ce lundi milieu d'après-midi,  pour l'instant, à la barre défilent selon notre consœur Mathilde Lemaire de France Info qui suit ce procès des profils de jeunes personnes qui ont commencé par ne pas bien comprendre ce que leur voulaient les gendarmes venus les cueillir chez eux  et qui aujourd’hui plusieurs mois plus tard devant les juges réalisent finalement.

Ainsi le 16 novembre dernier, Lauren, 21 ans, écrivait sur son compte Twitte r: "que quelqu'un lui broie le crâne par pitié".  L'étudiante en licence d'anglais, qui se définit comme athée, convient avoir posté le message mais nie les infractions de harcèlement et de menaces de mort qui lui sont reprochées. "Sur le moment, j'étais pas au courant que (Mila) était harcelée. C'était stupide et j'aurais dû réfléchir", confie celle qui affirme en avoir eu marre de voir défiler tout le temps le prénom de la jeune Iséroise sur son fil d'actualité.

Enzo, Haut-Savoyard, dit "avoir réagi à chaud"

Il y a aussi Enzo, Haut-Savoyard, qui se présente comme chrétien. En novembre, celui pour qui "la religion apporte la sérénité", adresse ce message à Mila sur Twitter : "tu mérites de te faire égorger sale pute. Enlève, ta croix, tu n'en es pas digne." Il dit "avoir réagi à chaud, se sent honteux." Il présente ses excuses à Mila.

A aussi été entendu Axel, intérimaire de Haute-Garonne écrit lui que "Mila, elle continuera jusqu'à ce qu'on la crève et ceux qui la défendent méritent aussi de crever." Le jeune homme athée parle d'une "connerie" alors qu'il "était paumé, sans boulot."

Le président du tribunal Michaël Humbert interpelle une autre prévenue, Alyssa, étudiante en "licence humanité" de 20 ans, en service civique dans une mairie et musulmane, qui affirme qu'elle n'avait pas conscience de la connotation menaçante de son message :  " donc quand vous dites 'qu'elle crève', pour vous ce n'est pas menaçant ? (...) Eh bien c'est très dangereux de laisser un téléphone portable dans les mains d'une personne comme vous".  Les prévenus encourent jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.  Le procès doit se terminer demain, mardi 22 juin.

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