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Faits divers – Justice

D’Amsterdam à Bastia : un vaste trafic de drogue devant la justice

mardi 2 octobre 2018 à 10:20 Par Hélène Battini et Pierre-Louis Sardi, France Bleu RCFM

32 personnes comparaissent depuis ce mardi devant le tribunal correctionnel de Bastia. Elles sont mises en cause à des degrés divers dans un vaste trafic de drogue.

D’Amsterdam à Bastia : un vaste trafic de drogue devant la justice
D’Amsterdam à Bastia : un vaste trafic de drogue devant la justice © Maxppp - maxppp

Corse, France

En 2017, les enquêteurs de la Police Judiciaire avaient saisi 15 kilos de cocaïne dans une voiture interceptée sur le port de Bastia, ainsi que 5 kilos de cannabis et d'importantes sommes d'argent. Un réseau qui s'approvisionnait en Espagne et aux Pays-Bas. Lors de cette première journée d’audience les débats ont commencé à cerner le rôle de ceux qui sont présentés comme les principaux protagonistes de ce trafic.

Selon l'accusation tout tourne autour d'un homme : Jean-Louis Binvignat, un commercial, sans travail stable, joueur de carte endetté. Il affirme qu'un jour un homme à qui il devait de l'argent, lui a proposé de voyager pour lui pour rembourser ses dettes. « Au départ, explique-t-il, je n'ai pas compris ces allers retours en voiture à Amsterdam et en Espagne. J'ai compris, trop tard, quand on m'a demandé de cacher des paquets dans le réservoir des voitures de locations qu'on utilisait, et on a menacé de me tuer si je refusais. »

Le réseau se serait alors constitué, avec des proches de Jean-Louis Binvignat, un mécanicien pour modifier les réservoirs des voitures, des chauffeurs pour convoyer la drogue, un ami serviable pour l'écouler en Corse. Ce lundi, très peu ont reconnu avoir trafiqué, même si cela rapportait de l'argent. Quant aux téléphones occultes utilisés pour communiquer entre eux, c'était ont-ils dit, pour cacher à leur femmes qu'ils auraient pu aller voir des prostituées à Amsterdam. Au final, un groupe de bastiais qui affirment avoir été dépassés, ou manipulés, mais par qui ? L'enquête ne l'a pas établi, même si la photocopie d'un passeport retrouvé lors des perquisitions laisse peu de doute. Il s’agit de celui d'une femme. A Amsterdam, elle servait d'intermédiaire, capable de fournir 15 kilos de cocaïne aux membres d'un réseau, qui a ce stade du procès semblait bien structuré.