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Faits divers – Justice

Commissariat de Pau : un service dédié aux violences conjugales

lundi 10 septembre 2018 à 18:31 Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn

Depuis ce lundi, la cellule des violences conjugales est en service. Deux policières spécialisées vont traiter toutes les affaires en lien avec les services sociaux et l'institution judiciaire. Un service devenu une nécessité.

Aurélie Clesse, l'assistante social, et Sabéra une des deux policières de la cellule
Aurélie Clesse, l'assistante social, et Sabéra une des deux policières de la cellule © Radio France - Daniel Corsand

Pau, France

Depuis ce lundi, le commissariat a un service entièrement dédié à l'accueil des victimes de violences conjugales. Deux fonctionnaires de police spécialisées vont traiter les cas qui se présentent à l’hôtel de Police de Pau, pour un accueil spécifique. Il n'y a pas de statistiques, mais il est évident que le nombre de plaintes augmente ces dernières années. Sans que l'on sache si cela correspond à la libération de la parole des victimes, ou si les rapports de couples sont de plus en plus violents. On remarque aussi que ces atteintes de plus en plus violentes. La création de cette cellule s'imposait, car ces victimes demandent une attention particulière.

C'est difficile pour une femme, et un homme du reste, de pousser la porte d'un commissariat. Pour raconter sa vie privée et raconter les violences qu'elle subit. On a choisi des personnes formées et qui ont l’appétence pour ce sujet, pour traiter toutes les violences conjugales et être plus professionnels et efficients. Ça sera encore mieux traité, c'est ça le but — La commissaire Mazin-Bottier 

La commissaire Agnes Mazin-Bottier, la chef de la sureté départementale

Sabéra et Barbara, les deux expertes

Sabéra et Barbara (nous ne donnons que leurs prénoms pour leur anonymat) sont les deux fonctionnaires de cette cellule. Sabéra a été policière à Paris, et elle a fait ce travail spécifique auprès des victimes de violences conjugales pendant quatre ans. Depuis qu'elle est arrivée à Pau, elle milite pour la création de ce service, avec l'assistante sociale de l'APAVIM, l'association d'aide aux victimes. C'est bien sûr un travail délicat. Qui nécessite un savoir-faire particulier. Parce que la victime est fragile, et elle a aussi la culpabilité de faire voler en éclat son couple, et souvent la famille. Ça remet en question son couple, sa parentalité. Il faut parfois déménager. 

Aurélie Clesse est assistante sociale au commissariat. Elle travaille pour l'APAVIM qui est associée à ce projet.  Aurélie aussi, avec Sabéra, a milité pour la création de cette cellule. Elle raconte que ces femmes et ces hommes arrivent cabossés au commissariat.   

Cabossées, le mot est faible. Ce sont des personnes détruites. Tous les pans de leur vie peuvent s'effondrer — Aurélie Clesse, assistante sociale au commissariat

Aurélie Clesse raconte la fragilité de ces victimes

Ce mardi, sur France Bleu Béarn, Sabéra, une des deux policières spécialisées qui animent ce service, invitée du journal de 8 heures :