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Dossier : Le mystère des chevaux mutilés

Dans la Loire, les cavaliers font des rondes contre les attaques de chevaux

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Face à la vague de mutilations de chevaux que connaît le pays, et après un cas avéré dans la Loire, les cavaliers ligériens s'organisent. En plus de s'équiper individuellement en caméras, certains décident de patrouiller eux-mêmes la nuit pour surveiller leurs enclos.

Face aux attaques de chevaux, certains cavaliers de la Loire organisent des patrouilles de nuit (image d'illustration)
Face aux attaques de chevaux, certains cavaliers de la Loire organisent des patrouilles de nuit (image d'illustration) © Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Une attaque avérée à Grézolles, une nouvelle enquête ouverte à la Valla-en-Gier après la découverte d'un cheval lacéré jeudi 17 septembre : la Loire n'est pas épargnée par les mutilations contre les équidés. Pour éviter que ça ne se produise chez eux, certains cavaliers ligériens patrouillent à tour de rôle la nuit, quitte à risquer la violence pour protéger leurs animaux. 

Des rondes toutes les nuits depuis trois semaines

Sur la commune de Saint-Bonnet-le-Château, cela fait trois semaines maintenant que Sabrina Swiatczak organise des rondes de nuit. Les traits tirés par la fatigue, cette propriétaire d'une pension de chevaux prépare un planning pour une dizaine de volontaires : "On couvre environ 40 kilomètres aller-retour, explique-t-elle. On commence à 21 heures, puis on alterne toutes les heures avec différents parcours." Au total, une quinzaine de chevaux sont ainsi surveillés.

Les gendarmes du coin sont au courant pour les rondes : "on les appelle pour vérifier des plaques d'immatriculation, des voitures suspectes", détaille Sabrina Swiatczak. Ils sont passés chez elle, comme chez d'autres éleveurs et propriétaires, pour donner quelques conseils de sécurité : installer des caméras, ne pas laisser les chevaux trop loin de chez soi... "on ne fait qu'appliquer ces conseils avec les rondes, assure-t-elle. On a bien conscience qu'ils ne peuvent pas surveiller eux-mêmes partout."

Des cavaliers prêts à la violence s'il le faut

Quand elle part en ronde, Sabrina Swiatczak emmène avec elle "une lampe torche, un spot, ma chienne, et une arme de défense." Un pistolet à air qui tire des balles en caoutchouc, dont elle assure ne jamais s'être servie, "mais au besoin, je peux tirer en l'air, ou bien dans les jambes", explique-t-elle sans ciller. La propriétaire ne veut cependant pas parler de milice privée : "On n'est pas formés pour attaquer des gens, on n'a que des armes de défense. Mais on est déterminés à continuer tant qu'il le faudra". Pour elle, ces rondes visent surtout à dissuader d'éventuels agresseurs.

"Mettez-vous à notre place : si votre voisin mutile votre animal de compagnie, est-ce que vous allez le laisser faire ?"

Ces bénévoles sont souvent aidés par des voisins obligeants, qui surveillent aussi les environs. "C'est un réseau d'entraide et de solidarité", veut croire Sabrina Swiatczak. Elle a aussi sollicité des chasseurs locaux, dans l'espoir de mettre à profit leur connaissance des environs. Son groupe de patrouilleurs volontaires fait en tout cas des émules dans la Loire : à Sury-le-Comtal et Chalain-le-Comtal, d'autres cavaliers ligériens passent des nuits blanches dans leurs voitures.

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