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"Ça remue des vieux trucs" : le procès Mediator suivi de près dans le Cher

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Le procès Mediator qui vient de débuter est suivi de près par les victimes du médicament dans le Berry. Ils sont près de 400 à souffrir de séquelles, à des degrés divers, dans le Cher; "Ce procès remue beaucoup de choses" témoigne l'une des victimes.

Dans le Cher, le Mediator a fait au moins une cinquantaine de victimes
Dans le Cher, le Mediator a fait au moins une cinquantaine de victimes © Radio France - Jean-Philippe Deniau

Ils sont nombreux à suivre de près le procès Médiator, qui vient de débuter ce lundi 23 septembre. Un procès au pénal engagé par des milliers de plaignants. La procédure vise aussi bien le groupe pharmaceutique Servier, que l'Agence du médicament (ANSM), censée contrôler les produits mis sur le marché. Le médicament, vendu comme un antidiabétique, a fait plusieurs centaines de morts. Dans le Cher, on estime qu'il y a près de 400 victimes qui souffrent toujours de séquelles, plus ou moins graves, causées par le produit. L'une d'entre elles témoigne de son état d'esprit, au moment de l'ouverture du procès.

Une procédure longue et décourageante

Jocelyne habite la Chapelle-Saint-Ursin, près de Bourges. Elle a pris le Mediator pendant 10 ans, et a développé deux vulvopathies pendant la durée de son traitement. Elles ne fait pas partie des plaignants qui attaquent le laboratoire Servier et l'ANSM. Découragée par la longueur de la procédure et par son coût, elle a jeté l'éponge il y a trois ans, et a accepté les indemnités proposées par le groupe pharmaceutique. 

Malgré tout, Jocelyne suit de près le procès qui vient de débuter; un procès éprouvant : "Ça remue des trucs (...) On est essoufflés, on prend des médicaments à vie, on est diminués (...) Je ne peux plus aller en vacances à la montagne (...) Ça remue des vieux trucs".

Le lien entre les vulvopathies de Jocelyne et le médicament des laboratoires Servier n'a jamais établi de manière claire par le milieu médical. Aujourd'hui, son dossier est clos sur le plan judiciaire. 

Jocelyne n'attend pas grand chose du procès qui vient de s'ouvrir : "Je suis sceptique. Ils sont très forts les laboratoires (...) Ça va prendre du temps". Le procès qui vient de débuter, lui, devrait durer plus de six mois.

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