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Dans le Tarn-et-Garonne, le rôle indispensable des cellules de prévention pour lutter contre la radicalisation

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Par , France Bleu Occitanie

Un mineur de 16 ans a été arrêté la semaine dernière à Montauban pour radicalisation, il se déclarait "prêt" à faire le djihad. Et c'est grâce aux cellules de prévention que le jeune a pu être suivi et arrêté à temps. Des cellules peu connues, mais présentes dans chaque département de France.

Une intervention policière contre des radicalisés islamistes.
Une intervention policière contre des radicalisés islamistes. © Maxppp - Photo PQR/ Quotidien de la Réunion

Le jeune mineur de 16 ans était fiché S depuis un an. Et il était suivi en parallèle par les deux cellules de prévention de la radicalisation dans le Tarn-Et-Garonne. Gérées par la préfecture, elles existent dans chaque département de France depuis maintenant quatre ans et une loi d'avril 2014. Ces cellules ont une liste bien précise de personnes radicalisées, ou en voie de l'être, à suivre. Le mineur arrêté la semaine dernière en faisait partie.

Deux rôles complémentaires

La première cellule a un rôle purement préventif. C'est elle qui assure un rôle de prévention et de suivi quotidien auprès des personnes radicalisées et de leurs familles. Une psychologue attitrée et des assistants sociaux sont là pour assurer le suivi. La deuxième cellule, le GED ou Groupe d’Évaluation Départemental, chapeaute le dispositif. Présidée par le préfet et composée des services de renseignement, de la gendarmerie et de la police judiciaire, elle se réunit toutes les semaines et étudie cas pas cas les profils inquiétants. C'est ce groupe de travail qui a averti les services anti-terroristes sur la dangerosité du jeune mineur arrêté la semaine dernière. 

Nous avons une radicalisation croissante dans le Tarn-Et-Garonne, du fait de notre proximité avec l'agglomération toulousaine. De plus en plus de jeunes sont touchés, en particulier des jeunes filles, souvent via Internet. Il y en a aussi qui le font par mimétisme, parce qu'il y a aussi des salafistes dans notre département. Un certain nombre de radicalisés rentrent dans les fichiers et au fur et à mesure du suivi, on tente de travailler avec eux. On essaie de faire du cas par cas, et on veille à ce qu'ils ne passent pas à l'acte". - Pierre Besnard, préfet du Tarn-et-Garonne. 

Le préfet du Tarn-et-Garonne n'a pas pu nous communiquer le nombre de personnes suivies dans le département. Une fois qu'une enquête judiciaire est ouverte sur une d'entre elles, c'est la ministère de la Justice qui reprend la main sur leur profil. C'est le cas du mineur montalbanais. Actuellement incarcéré, il est interrogé par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure à Paris. Il doit être déféré devant le parquet anti-terroriste.

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