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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la chasse au gaspillage des doses dans les centres de vaccination du Lauragais

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Par , France Bleu Occitanie

Avec des listes d'attentes et des coups de téléphone, les centres de vaccination de Haute-Garonne essaient d'être le plus réactifs possibles, pour s'adapter aux rendez-vous annulés ou aux livraisons en plus. Histoire de ne rien jeter, et de vacciner le plus de monde possible.

Les centres de vaccination s'efforcent d'utiliser toutes les doses de vaccins sorties du frigo.
Les centres de vaccination s'efforcent d'utiliser toutes les doses de vaccins sorties du frigo. © Maxppp - YVES-MARIE QUEMENER

Comment donner un coup d'accélérateur pour la campagne de vaccination contre le coronavirus ? Cela passe par 35 vaccinodromes installés en France, dont celui du parc expo de Toulouse. Cela passe aussi par l'utilisation de toutes les doses préparées chaque jour, sans gaspillage de ces produits très vite périssables Dans le Lauragais, à l'est de Toulouse, chaque centre de vaccination joue avec des listes d'attentes pour utiliser au mieux ces doses si précieuses. Trouver vite un nouveau patient parce qu'un rendez-vous est annulé, ou parce que la pharmacie du CHU de Toulouse envoie des doses en plus. Les vaccins sont décongelés, il faut donc les utiliser dans les 36 heures. Sinon ils partent à la poubelle.

Je ne pique pas le vaccin d'une autre personne

Véronique, 61 ans, a ainsi pu en profiter in extremis, après un coup de fil de son médecin généraliste : "Il m'a appelé pour me dire que j'avais rendez-vous le lendemain. Je pense que c'était une dose supplémentaire, dont peut-être il n'allait rien faire. Je ne pique pas le vaccin d'une vieille personne, car il était en plus, et que j'étais disponible. Donc, super".

Car Véronique n'est pas considérée comme prioritaire, elle ne souffre pas de comorbidités. Mais elle souhaitait se faire vacciner car elle exerce un métier en contact avec des clients. Elle raconte avoir refusé une première proposition il y a quinze jours, car un rendez-vous avait été annulé. Elle pensait que le créneau pouvait servir à quelqu'un d'autre : "Je ne voulais pas passer avant les autres". Par contre, cette semaine, elle a accepté, car il s'agissait d'une dose "en rab".

Les personnes fragiles en priorité

Car quand aucune personne de la liste d'attente n'est disponible rapidement, il faut bien utiliser les doses explique Michel Dutech, médecin à Nailloux, qui se voit mal jeter des vaccins : "L'autre jour, on a cherché à joindre un couple qui voulait se faire vacciner, parce qu'on avait deux doses supplémentaires. On n'a pas pu les joindre, donc on a trouvé deux autres personnes, et on a fait comme ça ! La volonté, c'est de servir en priorité les personnes les plus fragiles, les plus exposées. Mais on a bien compris qu'il va falloir vacciner tout le monde".

Michel Dutech qui n'a pas hésité à dénicher il y a quelques jours trois personnes qu'il connaissait, en dernière minute, sur le marché de Villefranche-de-Lauragais. Elles entraient dans les publics prioritaires. Et il s'en félicite : selon lui, les centres de vaccinations du secteur n'ont pas jeté une seule dose de vaccin.

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