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Du travail illégal présumé dans les murs de la FIPSO à Lahontan

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Ce jeudi, les gendarmes ont contrôlé une équipe de désosseurs de porcs. Parmi eux, dix étrangers non déclarés et en situation irrégulière, employés par un sous-traitant de la FIPSO, l'usine d'abattage de Lahontan.

La FIPSO a sous traité cette main d'oeuvre
La FIPSO a sous traité cette main d'oeuvre - Google

Le parquet de Pau enquête sur une affaire d'emploi illégal présumé dans les murs de la FIPSO à Lahontan en Béarn. Ce jeudi, les gendarmes, l'inspection du travail et l'Urssaf ont mené une opération de contrôle dans cette usine d'abattage de porcs. Quinze hommes qui travaillaient au désossage ont été contrôlés. Dix sont des étrangers en situation irrégulière, et non déclarés. Ce sont pour la plupart des brésiliens. 

Des hommes dans l'illégalité mais surtout victimes

D'abord, il y a les cadences de travail : 300 porcs par jour pour l'équipe, avec souvent des heures supplémentaires, qui n'en sont pas puisqu'il n'y a pas de contrat écrit et que de toute manière elles ne sont pas payées. Certains sont là depuis presque un an, avec peu ou pas de vacances. Les autres tournent beaucoup. Ils sont logés dans des gîtes bon marché autour de l'usine. Deux par chambre, sur des matelas posés par terre. Des logements sans chauffage. Sur les dix qui ont été placés en garde à vue, la plupart sont brésiliens, ou africains parlant le portugais. Ils sont sans-papiers le plus souvent, et bien sûr pas déclarés. Ils touchent, 600 à 700  euros par mois. Les dix ont été remis en liberté après leurs garde à vue, mais avec une obligation de quitter le territoire.

Un sous traitant dans le collimateur de la justice 

La FIPSO n'est pas mis en cause par cette enquête, puisque ces hommes étaient recrutés et payés par un sous-traitant de sous-traitant qui, en fait, est la même personne. La FIPSO traite avec une société basée à Bourg en Bresse, qui fait travailler une autre société installée au Portugal. Mais les deux entreprises ont le même patron : un portugais né au Brésil, qui va sans doute devoir répondre judiciairement de cette enquête. La FIPSO n'est donc pas inquiétée, à moins que le parquet ne considère qu'elle n'a pas été assez vigilante sur le statut de cette équipe de désosseurs

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