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De la prison ferme pour trafic de drogue dans les nuits avignonnaises

Par Aurélie Lagain et Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse jeudi 8 septembre 2016 à 11:37

Cocaïne (illustration)
Cocaïne (illustration) © Maxppp -

Dix hommes ont été condamnés mercredi à Avignon pour trafic de drogue dans des discothèques et des bars de la Cité des papes. Les peines vont du sursis à de la prison ferme.

Au tribunal d'Avignon dix hommes étaient jugés mercredi pour avoir importé puis revendu de la cocaïne et du cannabis dans les bars et boîtes de nuit d'Avignon.

L'enquête a duré deux ans, avec de nombreuses surveillances discrètes des établissements de nuit et de leurs parkings. Une vingtaine de clients de ce réseau a révélé les coulisses de la nuit aux enquêteurs.

A l’audience, l'avocat général a requis des peines de prison de huit mois avec sursis à cinq ans ferme. Le tribunal correctionnel d'Avignon a finalement infligé des peines de prison allant de quatre mois avec sursis à quatre ans ferme pour les dix personnes impliquées dans le trafic de cocaïne et cannabis dans les établissements de nuit d'Avignon.

L'homme présenté comme un VRP de la cocaïne dans les boites de nuit comparaissait libre, mais il a été écroué à l'issue du procès. Il devra purger une peine de prison de trois ans ferme.

Nom de code : McDo ou Poisson rouge

Le premier réseau, c'est celui de l'importation de la drogue depuis l'Espagne, souvent via Monteux et le quartier du Vieux moulin. Les prévenus sont consommateurs et prétendent participer à un trafic de cigarettes ou de T-shirt contrefaits.

La drogue avait des noms de code : McDo pour le cannabis de Monclar, Poisson rouge pour la drogue de Monteux. Les codes entendus par les gendarmes parlent de couleur, de taille… Mais personne n'arrive à décrire ces fameux T-shirt.

Sanglier, c'est le surnom d'un trafiquant, reconnaît des aller-retour Espagne - Monteux dans la nuit pour importer des cigarettes, rien d'autre. S'il est dans ce dossier, c'est parce que les écoutes prêtent à confusion...

L'autre réseau est celui des clients et personnel des boîtes de nuit d'Avignon : La Cage, la Scène, le Shelter, l'Halogene, le Belano et même le restaurant asiatique de la route de Marseille.

Certains responsables savaient

Un seul a reconnu pendant l'enquête que l'établissement servait à récupérer les commandes. Il s'est suicidé. Les autres nient, parlent simplement de dépannage en cocaïne pour les amis même si la présidente du tribunal a ironisé sur ces tournées chaque soir dans tous les lieux de la nuit d'Avignon du jeudi au dimanche, un vrai travail de VRP de la cocaïne. Les gendarmes ont vu une transaction, place Crillon.

Un autre demandait des interventions de plomberie. Certains responsables de boîtes savaient... Ils demandaient parfois que les transactions se passent à l'extérieur, sur le parking.

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