Faits divers – Justice

De mystérieux tracts anti-salafistes distribués à Besançon

Par Faustine Mauerhan, France Bleu Besançon mardi 3 mars 2015 à 18:07

tract anti salafistes
tract anti salafistes © Faustine Mauerhan / Radio France

C’est un petit livret de sept pages, à peine plus gros qu’une carte bancaire qui créé l’émoi dans le quartier Planoise à Besançon depuis le dernier dimanche de février. Un tract religieux qui appelle à la vigilance et à la lutte contre les salafistes.

Des tracts anti-salafistes ont été massivement distribués dans certaines boîtes aux lettres du quartier Planoise à Besançon. Dans la rue du Languedoc, la rue de Savoie, la rue de Reims, tout autour de la place René Cassin également. Les poubelles des halls d’immeubles en sont pleines. Le pamphlet, un livret de sept pages, citant des versets du Coran, appelle à la vigilance et à la lutte contre les salafistes. Les deux dernières pages, incitent particulièrement à la violence et à la haine.

« Mort aux salafistes »

Les deux dernières phrases du pamphlet parlent d’elles-mêmes : « Malheur aux ignorants  », « Mort aux salafistes  », accompagné d’un dessin. On y voit un homme, barbu, dont on aperçoit le cerveau. La légende explique qu’à l’intérieur de la tête de ce salafiste, il n’y a que haine et terrorisme. Un discours choquant pour les habitants du quartier qui témoignent discrètement. « C’est un tract violent, agressif, très choquant , raconte une femme. Il a été distribué dans toutes les boîtes aux lettres, on en parle tous, et on a peur.  »

tract anti salafistes - Radio France
tract anti salafistes © Radio France

Officiellement la police n’enquête pas

Impossible de savoir qui a posté ces tracts. Mais ils sont signés. Par un certain Ali Dani qui se décrit lui-même sur sa page Facebook comme « un savant tunisien, noble descendant du prophète  ». Sur son blog aussi, il défend la théorie du complot juif contre l’islam et les musulmans respectables. Impossible de savoir s’il est connu et même surveillé par les autorités françaises. A Besançon, sans dépôt de plainte, la police n’a pas ouvert d’enquête.