Faits divers – Justice

De nouvelles manifestations de policiers en colère annoncées à Dijon

Par Jacky Page et Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne lundi 24 octobre 2016 à 17:13

Les propos de Bernard Cazeneuve n'ont pas rassuré les policiers
Les propos de Bernard Cazeneuve n'ont pas rassuré les policiers © Radio France - Denis Guey

François Hollande va recevoir les syndicats de policiers ce mercredi 26 octobre à l'Elysée. On apprend par ailleurs que les deux policiers brûlés à Viry-Châtillon sont hors de danger. Ils souffrent toutefois d'importantes séquelles. La colère ne retombe pas. Les policiers vont manifester à Dijon.

La mobilisation des policiers se poursuit. Les deux policiers attaqués au cocktail Molotov dans l'Essonne sont à présent hors de danger mais conservent de lourdes séquelles. Leurs collègues dans toute la France réclament plus de moyens, davantage de considération, et des peines plus sévères pour les agresseurs.

Débordés par un mouvement de la base orchestré sur les réseaux sociaux, les syndicats tentent de reprendre la main. A Dijon, plusieurs rassemblements sont programmés. Ce mardi 25 octobre à 13h, une intersyndicale à laquelle Unité SGP police Force ouvrière n'adhère pas, organise un rassemblement devant la Cité judiciaire. En tête des revendications : la mise en place de peines plancher pour les agresseurs, et la révision du cadre juridique d'emploi des armes.

'L"État doit protéger ses fonctionnaires de police !"

C'est aussi une vieille revendication du syndicat Alliance Police Nationale dont Frédéric Paillard est le secrétaire pour la Bourgogne - Franche-Comté.

"Depuis 2012, le syndicat Alliance Police nationale demande la réécriture de la légitime défense car on avait déjà eu des faits relativement graves où des collègues ont perdu la vie suite à des problèmes sur le terrain. Mais on a en face de nous des gens que je vais qualifier volontairement et par provocation de "dogmatiques et sectaires". On souhaite réellement que le fonctionnaire de police, le gendarme ou le douanier puisse intervenir dans des conditions qui permettent de ne pas laisser le doute dès son intervention à une situation de non légitime défense et pour laquelle le collègue pourrait se retrouver mis en examen ou poursuivi pour homicide involontaire où des choses comme ça. L'Etat doit protéger ses fonctionnaires de police, donc la réécriture de la légitime défense et l'adaptation des textes aux nouvelles contraintes et à la nouvelle délinquance doit être une priorité "

Ce mardi toujours à Dijon, les non syndiqués organisent un rassemblement à 18h30 place Darcy.

Unité SGP-FO de son côté conteste le déplacement du curseur vers le ministère de la Justice.

Ce syndicat appelle à midi ce mercredi à un autre rassemblement, sans banderoles syndicales, auquel les citoyens sont conviés, ainsi que les pompiers.

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