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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Débordements du 23 février à Clermont-Ferrand : deux jeunes condamnés à de la prison ferme

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Deux jeunes militants d'extrême gauche ont été condamnés ce lundi par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Ils avaient participé à des dégradations lors de la manifestation "Gilets Jaunes" le 23 février dernier dans la capitale auvergnate. Manif qui avait dégénéré dans le centre-ville.

Un comité de soutien s'était réuni devant les grilles du Palais de justice avant le procès
Un comité de soutien s'était réuni devant les grilles du Palais de justice avant le procès © Radio France - Olivier Vidal

Clermont-Ferrand, France

Le 23 février dernier, le centre-ville de Clermont-Ferrand avait été le théâtre de violents affrontements entre manifestants, casseurs et forces de l'ordre. Pendant trois heures, la situation avait été très tendue. Au final, sept personnes avaient été blessées, une vingtaine de commerces dégradés et vingt-et-une manifestants interpellés.

Parmi les interpellés, deux jeunes, âgés de 21 et 24 ans, membres de la CARA (cellule antifasciste révolutionnaire d'Auvergne) arrêtés chez eux, ils étaient en colocation. Ce lundi tous deux comparaissaient pour dégradations de biens, pour avoir jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre.  "Des actes que je regrette, je me suis laissé embarquer" concède l'un d'eux.

Le procureur de la république de Clermont-Ferrand donnera un ton politique à sa plaidoirie. "Nous sommes dans une démocratie. On peut débattre, avoir des idées mais la violence est interdite et la justice est là pour faire respecter cette règle" sonne Eric Maillaud. Il requiert trois ans de prison. 

Je vous demande d'être sévères avec les prévenus" Eric Maillaud, le procureur au Tribunal  

S'en suit la défense de Jean-Louis Borie. L'avocat clermontois souligne la jeunesse inconsciente des prévenus, leur insertion sociale (l'un est en formation, l'autre travaille). Il dénonce l'"amalgame" fait par le procureur. Puis conclut en demandant au tribunal "de juger les deux individus pour ce qu'ils ont fait et non pas un mouvement."

Le tribunal condamnera au final les deux jeunes militants à 18 et 20 mois de prison dont 10 avec sursis avec mise à l'épreuve. Avec l'obligation de travailler, l'interdiction de se rendre sur la place de Jaude pendant deux ans. En marge de l'audience, une trentaine de proches du mouvement de la CARA avaient fait le déplacement en soutien aux deux prévenus.