Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Début de mutinerie au centre de détention de Rennes-Vezin

-
Par , France Bleu Armorique
Rennes, France

76 détenus de Rennes-Vezin ont, ce mardi, pendant plus de deux heures, refusé de regagner leur cellule. Ce début de mutinerie intervient alors que le mouvement national des surveillants en est à son onzième jour.

Pompiers et gendarmes ont été appelés à la prison de Rennes-Vezin
Pompiers et gendarmes ont été appelés à la prison de Rennes-Vezin © Radio France - Brigitte Hug

A l'issue de leur promenade, 76 détenus ont refusé de remonter dans leur cellule. Selon un surveillant, "ils ont forcé les grilles des cours et sont allés sur les chemins de ronde.". Des incendies ont été vus. "Des détenus ont fait brûler un drap dans la cour et un autre a jeté par la fenêtre de sa cellule, un engin incendiaire sur le toit qui a mis le feu à quelques détritus jetés là.", a précisé la directrice de cabinet du préfet, Agnès Chavanon.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Les détenus sont remontés sans qu'il y ait eu besoin de recourir à la force

Les équipes régionales d'intervention et de sécurité sont intervenues, c'est à dire les forces de maintien de l'ordre spécifiques aux administrations pénitentiaires. Parallèlement, les gendarmes ont bouclé le périmètre à l' extérieur, en mesure d'agir s'il y avait eu des difficultés. Cela n'a pas été le cas. Selon la directrice de cabinet, "à l'intervention des Eris, les détenus ont décidé de remonter sans qu'il y ait eu besoin de recourir à la force.". Et de préciser: "Les procédures sont assez longues. On fait remonter dans les cellules par petits groupes de cinq personnes. Ce qui explique le délai.". Un peu plus de deux heures. Les détenus à l'origine de cette brève mutinerie ont été identifiés.  "Ces instigateurs feront l'objet d'un transfert disciplinaire dans un autre établissement.", a souligné Boris Targe, le secrétaire général de la direction interrégionale de l'administration pénitentiaire. Quant aux incendies, ils se sont éteints d'eux-même. Les pompiers n'ont pas eu besoin de sortir les lances d'incendie.

Le centre de détention de Rennes-Vezin est perturbé par le mouvement des surveillants
Le centre de détention de Rennes-Vezin est perturbé par le mouvement des surveillants © Radio France - Brigitte Hug

On est dans un établissement avec un nombre de matelas au sol conséquent

La réaction des prisonniers est en lien, sans doute, avec le mouvement national des surveillants. "Une partie des détenus est en cellule fermée depuis deux jours. D'habitude, ils circulent librement dans l'établissement pendant la journée.", fait remarquer un gardien. "Il y a eu un certain nombre d'activités qui n'ont pas pu avoir lieu. C'est de nature à tendre les relations avec la population pénale.", explique Boris Targe. L"établissement de Rennes-Vezin  accueille 800 détenus alors qu'il compte 690 places. "On est dans un établissement confronté à la surpopulation carcérale, avec un nombre de matelas au sol conséquent et depuis des années.".

  • Prison
Choix de la station

À venir dansDanssecondess