Décès au commissariat de Saint-Malo : les causes de la mort du jeune homme encore inconnues
Les causes du décès du jeune homme mort en garde-à-vue, samedi soir dans sa cellule au commissariat de Saint-Malo, ne seront pas connues avant plusieurs semaines. En cause, des analyses poussées qui prennent du temps.

Outre les analyses toxicologiques (médicaments, drogue), le parquet de Saint-Malo a demandé une anatomopathologie, c'est-à-dire un examen des organes de la victime (cœur, poumons, cerveau) afin de déterminer les causes précises de la mort. Ces analyses peuvent prendre "des semaines, voire des mois", prévient-on au parquet.
Il avait été déclaré "apte" au régime de la garde-à-vue
Dans la nuit de samedi à dimanche 10 février, ce Fougerais de 20 ans était placé en garde-à-vue par la police, après avoir embourbé sa voiture suite à une mauvaise manœuvre. Il sortait d'un tournoi de billard à Saint-Malo. Il avait 1,80 gramme d'alcool dans le sang lorsqu'il a soufflé au moment de son arrestation. Quelques heures plus tard, les policiers l'avaient retrouvé inconscient dans sa cellule. Son décès était prononcé peu après minuit.
Le jeune homme avait pourtant été examiné par un médecin, comme le veut la procédure, qui l'avait déclaré apte à demeurer en garde-à-vue. Les circonstances de son décès sont donc toujours floues.
Aucune trace de coups sur le corps de la victime
Selon le parquet malouin, la mauvaise manœuvre que le jeune homme a effectuée avec sa voiture était sans gravité - "pas de trace de choc violent sur le véhicule" et l'éventualité de violences policières serait à exclure, "le corps ne portant aucune trace de coups". Le père de la victime, qui a été placé lui aussi en garde-à-vue le même soir, a porté plainte pour "mort suspecte" lundi 11 février. L'IGPN, la "police des polices", a été saisie.