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Faits divers – Justice

Décès de David Poisson : "un accident malheureux" estime le DTN de la Fédération Française de Ski

jeudi 16 novembre 2017 à 2:21 Par Richard Vivion, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Trois jours après le décès de David Poisson lors d’un entrainement de descente à Nakiska (Can), Fabien Saguez s’est rendu sur les lieux du drame. Le Directeur Technique National de la FFS estime qu’aucune responsabilité ne peut être dégagée. "Cet accident est un fait extrêmement malheureux".

 Le DTN de la Fédération Française de Ski, Fabien Saguez, est arrivé à Nakiska au Canada (image d'archive).
Le DTN de la Fédération Française de Ski, Fabien Saguez, est arrivé à Nakiska au Canada (image d'archive). © Maxppp -
  • Fabien Saguez (Directeur Technique National de la Fédération Française de Ski), vous vous êtes rendu sur la piste où David Poisson a trouvé la mort lundi dernier. Quel est votre sentiment ?

Très honnêtement, cet accident est un fait extrêmement malheureux et moi avec le recul que j’ai, je n’arrive pas à trouver de responsabilité particulière. Il faut le dire à tout le monde, c’est un site d’entrainement avec une piste très large. Notre encadrement a très bien préparé ses sessions d’entrainement. Nous venons à Nakiska depuis 1992 et cela se passe toujours bien avec eux. La manière dont la station met en place la sécurité, la manière dont les pistes sont damées, il n’y a rien à dire de ce côté-là, il n’y a pas de mise en cause. Le long de la piste il y avait deux rangées de filets B. Ils étaient bien plantés dans la neige pour qu’ils jouent leur rôle pleinement. Il ne m’appartient pas de dire ce qui se passera sur le plan de la justice, mais nous on ne dégage aucune responsabilité de qui que ce soit. C’est vraiment un fait malheureux.

ECOUTEZ Fabien Saguez, DTN de la Fédération Française de Ski.

Cellule de crise psychologique

  • Comment vont les autres descendeurs français ?

Je retrouve un groupe très touché, très marqué par le décès de David. Dès notre arrivée ici avec le directeur des équipes de France masculine de ski, nous avons tout de suite mis en place une réunion de débriefing avec le staff puis avec le staff et les athlètes. Cela nous a permis de faire un état des lieux. Nous avons aussi et c’est très important mis en place aujourd’hui (mercredi) une cellule de crise psychologique. Nous avons passé deux heures de visio-conférence avec des psychologues spécialistes de la question. Et nous allons continuer à travailler sur l’accompagnement de tout le monde pour voir de quelle manière nous devons aborder la suite c’est à dire de participer ou non à l’étape de coupe du monde de Lake Louise (Canada)

  • La descente de Lake Louise, la première de l’hiver, est prévue dans un peu plus d’une semaine (25 novembre). Les descendeurs français seront-ils au départ ?

Il y a des approches totalement différentes en fonction du vécu des athlètes, de leur maturité. Nous avons encore besoin de travailler avec tout le monde pour avoir un vrai diagnostic qui nous permette de prendre la meilleure décision que ce soit une décision de groupe ou individuelle. C’est la question à laquelle nous devrons répondre dans les prochains jours.

Un médecin légiste de l'Alberta a été chargé de déterminer les causes et les circonstances de la mort du skieur de Peisey-Vallandry. Une enquête policière sera ouverte si, "dans le dossier, il y a des éléments de nature criminelle ayant conduit au décès", par exemple une négligence ou un manquement en matière de sécurité, a précisé Curtis Peters, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).