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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire Naomi Musenga à Strasbourg

Mort de Naomi Musenga : le responsable du Samu de Strasbourg mis en cause par l’enquête de l’Igas démissionne

mercredi 20 juin 2018 à 17:02 Par Rachel Noël, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Suite au rapport de l'Igas sur la mort de Naomi, le responsable du Samu de Strasbourg a donné sa démission ce mercredi. L’enquête menée par l’Igas après le décès fin décembre de Naomi Musenga conclut que la procédure de régulation générale établie par le Samu n’était pas conforme aux consignes.

Des marches blanches pour demander des explications sur la mort de Naomi avaient été organisées à Paris et Strasbourg
Des marches blanches pour demander des explications sur la mort de Naomi avaient été organisées à Paris et Strasbourg © Maxppp - WOSTOK PRESS/MAXPP

Strasbourg, France

Le responsable du Samu de Strasbourg a donné sa démission ce mercredi suite au rapport de l'enquête de l'Igas. Les premières conclusions de l’enquête menée suite au décès fin décembre de Naomi Musenga mettent en cause le Samu de Strasbourg. L'Igas a remis ce mercredi 20 juin son rapport sur les circonstances qui ont conduit à la mort fin décembre 2017 de la jeune femme.

Selon l’enquête de l'Inspection générale des affaires sociales, la procédure de régulation générale établie par le Samu de Strasbourg n'était "pas conforme aux recommandations de bonnes pratiques et source de risque pour les patients".

L’inspection générale des affaires sociales considère aussi qu’il y a eu des réponses "non adaptées de l'assistante de régulation médicale". L’opératrice du Samu n'avait pas pris l'appel de la jeune femme au sérieux. L'enquête conclut que cette attitude a "conduit à un retard global de prise en charge de près de 2h20". 

Une procédure non conforme

Dans les services de Samu, tout appel à caractère médical doit être traité par un médecin. Mais le rapport de l’Igas note que la procédure en vigueur au Samu de Strasbourg permettait aux assistants de régulation médicale, dans certains cas, de traiter seuls ce type d’appels. C’était le cas par exemple si les opérateurs estimaient qu’il n’y avait pas d’urgence vitale "avérée ou potentielle ou de besoin de réponse médicale immédiate". Les assistants de régulation pouvaient alors proposer à la personne d’appeler elle-même un médecin.

Le rapport rappelle que cela n’est pas conforme aux recommandations de bonne pratique de la Haute autorité de la Santé, ni aux recommandations de la Société française de médecine d’urgence.

Un retard de prise en charge globale de 2h19

Dans le cas d’une douleur abdominale, ce qui était le cas pour Naomi Musenga, l’appel aurait dû être transféré à un médecin, ce qui n’a pas été fait. Au final, pour le rapport de l’Igas, le non-respect de la procédure, à deux reprises a conduit à un retard de prise en charge adaptée qui atteint 2h19.

Les enquêteurs ne précisent pas si ce délai aurait permis de sauver la jeune femme. Seule une expertise clinique pourrait le déterminer.