Faits divers – Justice

Décès sur le chantier de l'EPR : Bouygues relaxé

Par Julien Pasqualini, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin mercredi 18 mars 2015 à 11:01

Le 24 janvier 2011, un soudeur était mort après être tombé d'une passerelle sur le chantier de l'EPR de Flamanville
Le 24 janvier 2011, un soudeur était mort après être tombé d'une passerelle sur le chantier de l'EPR de Flamanville © Jean Yves Desfoux - MaxPPP

La cour d'appel de Caen a relaxé ce mercredi la société Bouygues TP, qui était poursuivie pour homicide involontaire après la mort d'un soudeur sur le chantier de l'EPR de Flamanville. En première instance le géant du BTP avait pourtant été condamné pour ce décès.

La justice a tranché : Bouygues n'est pas responsable de la mort accidentelle d'un soudeur sur le chantier de l'EPR de Flamanville. La cour d'appel de Caen a relaxé ce mercredi matin le géant du BTP. En première instance, l'entreprise avait pourtant été condamnée par le tribunal correctionnel de Cherbourg à une amende de 75 000 euros.

En revanche le sous-traitant de Bouygues, Tissot Industrie, voit sa condamnation pour homicide involontaire par imprudence confirmée mais sa peine allégée : 30 000 euros d'amende contre 35 000 en première instance. Lors de l'audience en appel le 3 décembre, l'avocat général avait requis des peines d'amende de l'ordre de 50 000 euros à la fois contre Bouyguges et contre Tissot.

Le 24 janvier, un soudeur intérimaire de 37 ans, père de trois enfants, avait fait une chute mortelle de 15 mètres. La passerelle sur laquelle il travaillait avait été heurtée et décrochée par le chargement d'une grue. Le grutier lui avait été condamné à un an de prison dont 3 mois fermes, il n'avait pas fait appel.