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Faits divers - Justice

Décès suspects à l'Ehpad du Larmont : "cette affaire m'a broyé" assure une infirmière poursuivie

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Par , France Bleu Besançon

Deux-cents personnes se sont réunies samedi matin place d'Arçon à Pontarlier (Doubs), en soutien aux quatre infirmières de l'Ephad du Larmont. La chambre disciplinaire de l'ordre régional des infirmiers les a condamnées à une interdiction d'exercer de quinze jours avec sursis, il y a quelques jours.

200 personnes étaient réunies ce samedi à Pontarlier en soutien au personnel de l'Ephad du Larmont
200 personnes étaient réunies ce samedi à Pontarlier en soutien au personnel de l'Ephad du Larmont © Radio France - Virginie Vandeville

Pontarlier, France

C'est "un grand sentiment d'injustice", déplore une des quatre infirmières condamnées à quinze jours d'interdiction d'exercer avec sursis par la chambre disciplinaire de l'Ordre régional des infirmiers, il y a quelques jours. Parmi les quatre condamnées, trois étaient présentes ce samedi matin lors de ce rassemblement dans le centre-ville de Pontarlier. Deux-cents personnes étaient présentes en soutien, ce samedi. Parmi eux : des médecins de l'hôpital, des infirmières de l'Ehpad du Larmont mais aussi des familles de résidents. 

Cette condamnation fait suite à une enquête de l'Agence Régionale de Santé ( ARS) après les révélations de morts suspectes de résidents de l'établissement de santé du Larmont. L'enquête avait pointé des fautes déontologiques, comme par exemple des injections sans prescription. Il s'agit du volet administratif de l'affaire.

"Ce métier, c'est ma vocation"

"Tout le monde pense que l'on est coupable. J'ai été naïve depuis le début de cette affaire. Je pensais que cela s'arrangerait ", résume une de ces infirmières suspectées. "Depuis un an, c'est compliqué de travailler. Je suis sous traitement. J'ai vécu des choses difficiles dans ma vie, j'ai toujours réussi à faire face mais là je suis broyée. C'est un déchirement pour moi. Ce métier, c'est ma vocation", ajoute-t-elle.  

"Nous sommes salies. Aujourd'hui, il y a un climat de peur et de suspicion. Je réfléchis à quitter l'établissement", assure une autre infirmière incriminée. 

Un appel à blanchir ces infirmières

Les soutiens sont nombreux autour de ces quatre infirmières. "Ce qu'on leur reproche, on pourrait le reprocher à tous les infirmiers de France", précise une infirmière venue au rassemblement. "Elles sont en sursis pendant cinq ans, c'est une épée de Damoclès. Nous voulons que ces infirmières soient blanchies", précise encore cette professionnelle de santé. 

Une marche blanche sera organisée le 14 novembre au départ de l'Ehpad. "Le combat ne fait que commencer", souffle un manifestant.

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