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Décharge de Castries : en réponse à l'inquiétude des riverains, Delafosse exclut la réouverture du site

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Par , France Bleu Hérault

Alors que des opposants à la décharge de Castries s'inquiète d'une possible réouverture du site, le président de la Métropole Michaël Delafosse assure qu'un tel scénario est exclu. Il mise sur le tri et le compost pour réduire les déchets à la source.

Le centre d'enfouissement des déchets de Castries a fermé en novembre 2019 sur décision de l'ex-président de la Métropole de Montpellier. Illustration
Le centre d'enfouissement des déchets de Castries a fermé en novembre 2019 sur décision de l'ex-président de la Métropole de Montpellier. Illustration © Radio France - Frédéric Lecocq

"Il n'est pas question de rouvrir Castries. On a payé pour que ça ferme". Mise au point de Michaël Delafosse lors de ses voeux à la presse ce vendredi 29 janvier, alors que quelques heures plus tôt les opposants au centre d'enfouissement faisaient part de leurs inquiétudes. Dans plusieurs articles de presse parus ce mois-ci et donnant la parole à des élus, on lit que la fermeture du site a été une erreur voire que sa réouverture serait souhaitable. Déclarations sans conséquence si l'on en croit le président de la Métropole

Castries, c'est neuf ans de déchets, neuf ans de pollution, neuf ans d'aberration environnementale, des odeurs insupportables, des gens qui ne pouvaient plus ouvrir leurs fenêtres. M.N. Sibieude, anti-décharge

C'est son prédécesseur Philippe Saurel qui avait ordonné en novembre 2019 la fermeture, réclamée depuis des années par les riverains. "Castries, on a donné ! s'indigne Marie-Noëlle Sibieude, co présidente de l'ACiDC, association contre la décharge. Donc ça n'est plus possible ! On a réussi à la faire fermer. Il faut trouver une autre solution, on ne peut pas la rouvrir.

Des économies sur la gestion des déchets

Ce sont les objectifs affichés par la nouvelle majorité qui ont incité les riverains à monter au créneau : réduire le coût de la gestion des déchets et notamment cesser de les exporter pour les enfouir en dehors de la métropole. Ce qui coûte 11 millions d'euros par an à la collectivité. "Logiquement la métropole pourrait penser qu'il est beaucoup plus simple de ramener ces déchets à Castries", explique Marie-Noëlle Sibieude.

"Castries, c'est neuf ans d'aberration environnementale". Marie-Noëlle Sibieude, de l'association anti-décharge

Le scénario est donc exclu par Michaël Delafosse. "Hélas on a fermé sans se poser la question de ce qu'on allait faire de nos ordures.  Ce sont les cadavres dans les placards. Ça nous coûte très cher de les exporter. Mais il ne s'agit pas de rouvrir Castries, ni de chercher un autre site, mais de tout faire pour diminuer les déchets en renforçant le tri et le compost." 

Suivi à long terme

Reste le suivi de la décharge, qui doit restée sous surveillance pendant 30 ans, notamment pour des questions environnementales. "Cette décharge on l'a combattue depuis le début parce qu'elle est sur un terrain inadapté, il y a des failles et des infiltrations partout, explique Greg Solinas, de l'ACiDC. Ça fait un an qu'elle est fermée, et on a encore les mauvaises odeurs. Et on n'a aucune idée à long terme, de ce que va devenir cette masse de déchets enfouie sous terre." L'association s'étonne que la procédure de cessation d'activité soit toujours en cours d'instruction. Elle attend par ailleurs l'arrêté préfectoral qui doit encadrer la réhabilitation du site. 

"On n'a aucune idée, à long terme, de ce que va devenir cette masse de déchets enfouie sous terre." Greg Solinas, de l'ACiDC

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