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Défenestration de Sarlat : à la barre, l'étrange amnésie des proches des accusés

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Par , France Bleu Périgord

Deuxième jour ce mardi du procès de la défenestration de Sarlat. Trois accusés comparaissent devant les assises de la Dordogne pour tentative d'extorsion avec violence ayant entraîné la mort et pour complicité. Le deuxième jour du procès a été consacré à l'audition des témoins souvent amnésiques

Les scellés à la cour d'assises de la Dordogne
Les scellés à la cour d'assises de la Dordogne © Radio France - France Bleu Périgord

Troisième jour ce mercredi du procès de la défenestration de Sarlat devant les assises de la Dordogne à Périgueux. Un homme de 39 ans, Mohamed Ouis est accusé d'extorsion avec violence ayant entraîné la mort. Un couple, Audrey Gende et Jérémy Malfois répondent eux de complicité. La victime, une femme de 38 ans à l'époque s'était défenestrée après une scène de violences et de menaces dans l'appartement du couple, c'était le 20 juillet 2017.

Un défilé d'âmes abîmées

La deuxième journée du procès ce mardi a été consacrée à l'audition d'une vingtaine de témoins. Des amis de l'accusé, ou de la victime. Mais aussi des proches. Mais difficile d'obtenir beaucoup d'informations de témoins qui n'avaient visiblement pas très envie de s'étendre sur l'affaire en cours. Car ce mardi à la barre, la cour a assisté à un défilé d'âmes abîmées. Des témoins, pour beaucoup d'anciens  toxicomanes à la mémoire étrangement défaillante.

"Alzheimer fait des ravages dans la jeune génération" s’exclame d’ailleurs le président, face à l’ancienne logeuse de l’accusé officiellement totalement amnésique et pourtant âgée… de seulement 21 ans. Ceux à qui ils restent un peu de mémoire décrivent tous le même engrenage. Une victime une femme joyeuse, "pétulante" même, selon son ancien employeur mais qui leur confie devoir environ 6000 euros de drogue à l’accusé Mohamed Ouis.

La salle des pas perdus du tribunal de Périgueux
La salle des pas perdus du tribunal de Périgueux © Radio France - France Bleu Périgord

A l’audience, l’accusé reconnaît les très nombreux messages de menaces de mort, les chantages mais quand un avocat lui demande s’il a usé de cette influence pour forcer la victime à avoir des relations sexuelles, Mohamed Ouis explose :  « J’ai jamais violé personne, j'ai jamais eu de relations avec elle. Et puis c'est ma vie privée » affirme-t-il. L’avocate générale insiste évoque le climat de peur et de violence qu'il lui aurait fait subir. L’accusé fulmine : « La victime c’était une trafiquante d’héroïne depuis 10 ans. Il y avait un contexte » martèle-t-il furieux avant de s'en prendre directement au président de la cour d'assises : « Vous n’êtes qu’un agent de l’Etat, vous n’avez aucune autorité sur l’être humain que je suis » .

La panique après la défenestration ?

Une partie de l'après-midi a aussi été consacrée à l'analyse de ce qu'il s'est passé juste après la mort de la victime. Avec l'audition marquante de Jérémy Malfois et de sa compagne de l'époque Audrey Gende.

« Ne saute pas, ne saute pas, tu as des enfants » C’est d'ailleurs la dernière phrase criée par l'accusée Audrey Gende à la victime, avant qu’elle ne plonge dans le vide et meurt au bas de l’immeuble. Un décès tragique, après une scène de menace et peut être de violence, de la part du principal accusé Mohamed Ouis.

Alors question : que s'est-il passé ensuite ? Et bien ensuite le couple locataire panique, selon les dires des accusés. A la barre, Audrey Gende affirme que son compagnon de l'époque Jérémy Malfois lui ordonne de nettoyer l’appartement et de tout jeter à la poubelle. Jérémy Malfois confirme : "J’ai passé un coup sur la table, j’ai eu peur j'ai paniqué". "Tout nettoyer aussi vite c’est faire preuve d’un sacré sans froid pour quelqu’un qui panique" appuie l’avocate générale. Le père de Jérémy Malfois cité comme témoin vole alors au secours de son fils. "Il était tout simplement au mauvais endroit, au mauvais moment, avec les mauvaises personnes" estime-t-il, décrivant un jeune homme trop gentil et naïf. Pourtant ce soir là Jérémy Malfois n'aura jamais l'idée d'appeler les pompiers pour secourir la victime et à la barre aucun mot de compassion pour elle.

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