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Faits divers – Justice

Dégradations de radars : le porte-parole des Canards en Colère relaxé

jeudi 1 mars 2018 à 20:21 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne

Lionel Candelon est relaxé. Le porte-parole du collectif Canards en Colère était poursuivi pour dégradation ou détérioration d'un bien destiné à l'utilité publique, en l'occurence le bâchage, avec des sacs poubelle, de deux radars le 20 mars 2017 dans les Landes, à Hontanx et à Laglorieuse.

Lionel Candelon était poursuivi pour la dégradation de deux radars en mars 2017 à Hontanx et Laglorieuse
Lionel Candelon était poursuivi pour la dégradation de deux radars en mars 2017 à Hontanx et Laglorieuse © Radio France - Valérie Mosnier

Mont-de-Marsan, France

C'est un soulagement pour le porte-parole Canards en Colère, collectif créé il y a deux ans pour prendre la défense des éleveurs de canards en pleine crise aviaire. Lionel Candelon a été relaxé ce jeudi. Il comparaissait devant le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan, pour dégradation ou détérioration d'un bien destiné à l'utilité publique. Le 20 mars 2017, il avait bâché avec des sacs poubelle deux radars à Hontanx et à Laglorieuse. Ces actions se sont inscrites à l'époque dans le cadre du mouvement de mécontentement des éleveurs face à la grippe aviaire, ils réclamaient le versement immédiat d'aides de l'Etat. 

Peut-on parler de dégradation ?

Soutenu par quelques éleveurs venus jusqu'à Mont-de-Marsan, Lionel Candelon se défend d'avoir dégradé ou détérioré quoi que ce soit : "J'ai toujours respecté le matériel de l'Etat". Pour lui, il s'agissait avant tout de faire passer un message, celui du malaise de toute une profession frappée pour la deuxième année consécutive par la grippe aviaire et qui attendait le versement des indemnités.

"On a fait attention à ne rien dégrader" poursuit le trentenaire, qui, aujourd'hui, a repris une partie de l'exploitation de son père. Mais, Lionel Candelon se montre un peu provocant : "Ce n'est pas quelques flashs en moins qui vont creuser la dette de la France !" Quand le parquet lui demande à quoi sert un radar, il répond à flasher les excès de vitesse avant de rajouter "à rapporter de l'argent à l'Etat". Le ministère public fulmine : "Ici ce n'est pas une tribune politique. On est dans un tribunal !" La présidente intervient pour recadrer les débats, "dans le cadre d'une revendication politique, est-ce que vous avez outrepassé votre droit d'expression ?" Pour le parquet, dégradation veut dire porter atteinte au fonctionnement des institutions. "Ce n'est pas le sujet" pour la défense, qui s'en tient à la stricte définition : détériorer, endommagé, abîmé. Pour l'avocat de Lionel Candelon, il suffisait d'enlever d'enlever le scotch enroulé autour des sacs poubelle, sans laisser de traces. 

Le parquet avait requis 2 mois de prison avec sursis et 105 heures de travail d'intérêt général. Le Tribunal n'a finalement pas retenu le délit de dégradation. C'est un soulagement pour Lionel Candelon, qui n'en a pas fini avec la justice. Il est à nouveau convoqué le 3 avril prochain pour avoir organisé une manifestation non autorisée.