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Délinquance et violence à Bordeaux : "Nous avons pris le sujet à bras-le-corps" assure le maire Pierre Hurmic

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Par , France Bleu Gironde

Alors que les agressions et les attaques à l'arme blanche se multiplient à Bordeaux, le nouveau maire Pierre Hurmic et son adjoint à la tranquillité, Amine Smihi, ont acté la création d'un GLTD, un Groupement local de traitement de la délinquance, dans le quartier Saint-Michel.

Le quartier Saint-Michel sera bientôt doté d'un GLTD, Groupement local de traitement de la délinquance.
Le quartier Saint-Michel sera bientôt doté d'un GLTD, Groupement local de traitement de la délinquance. © AFP - NICOLAS TUCAT

Que se passe-t-il à Bordeaux ? Depuis plusieurs mois, les attaques au couteau, agressions et violences diverses se multiplient dans la capitale girondine, notamment dans le quartier des Chartrons et à proximité. Un phénomène qui semble s'aggraver depuis le déconfinement. "On est particulièrement préoccupés", s'inquiète le nouveau maire.

"Nous n'avions pas forcément prévu que ce serait le sujet de ce début de mandature, admet Pierre Hurmic. Mais nous sommes très sollicités, donc nous avons pris le sujet à bras-le-corps", assure-t-il. La municipalité a ainsi commencé par rencontrer "tous les professionnels" liés à la délinquance : la procureure de la République, la préfète, la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) pour "dire que la mairie était prête à collaborer à tous les outils qui permettront de tenter d'éradiquer ce phénomène-là"

La création d'un GLTD, un groupement local de traitement de la délinquance, est désormais actée pour septembre et pour une durée annoncée de six mois. Il s'agit d'abord d'un partenariat renforcé entre l'ensemble de ces acteurs, ainsi que les associations locales et les bailleurs. Ce groupement doit d'abord permettre une meilleure communication entre ces différents acteurs, un échange d'information. Il doit ensuite permettre de déterminer une stratégie commune de prévention et de répression, ciblée sur le quartier de Saint-Michel et ses alentours. "C'est un outil jugé efficace par tous les professionnels de la sécurité", assure le maire. Une expérimentation du même type a déjà eu lieu à Grenoble, dans le quartier de l'Alma, "ça a fonctionné", se félicite-t-il, même si "ce n'est pas une baguette magique".

Ce groupement permet enfin de focaliser les effectifs sur cette zone, effectif de police nationale notamment. La police municipale est elle aussi pleinement mobilisée sur le terrain, assure le maire de Bordeaux, qui souhaite que les agents se coordonnent pour "plus de patrouilles". Il réaffirme par ailleurs sa volonté d'embaucher de nouveaux policiers municipaux. Reste à les recruter, ce qui n'est pas le plus simple : "Il ne s'agit pas d'une question de budget, nous avons les budgets, assure Pierre Hurmic. C'est un problème de candidatures". Dans une période où de nombreuses villes ont déclenché une procédure d'urgence de recrutement, il faut en effet se montrer attractifs, en terme de salaire, de qualité de travail ou d'équipements. 

La police municipale n'est pas là pour faire le job de la police nationale

Les policiers municipaux ne seront pas armés, a par ailleurs réaffirmé le maire, qui ne souhaite pas étendre les compétences de la police municipale. Elle n'est "pas là pour faire le job de la police nationale, soutient-il. La sécurité publique est une compétence de la police nationale. C'est un engrenage", dénonce-t-il, même si la police municipale est "disposée à aider". "On va mobiliser au maximum la police municipale pour qu'elle accompagne la police nationale", promet Pierre Hurmic.

En ce qui concerne la vidéoprotection (plusieurs caméras sont installées sur la place Saint-Michel), ce n'est pas une surprise : la nouvelle majorité n'en est pas une fervente amatrice. "Ça ne marche pas si bien que ça", estime le maire, qui demandera prochainement un bilan des résultats de ce système. "Ce n'est pas un refus idéologique, affirme-t-il tout de même. L'équipement existe et on ne va pas l'enlever". Il reconnaît que l'idéal consiste en une "présence physique sédentarisée", avec des agents "qui connaissent les riverains et les commerçants". Un "îlotage" déjà entamé, assure-t-il. 

L'adjoint à la tranquillité interpelle l'Etat

"L'Etat doit prendre conscience de la taille de Bordeaux, il doit donner à la police municipale les moyens d'être sur place, la nuit, dans ces quartiers", interpelle Amine Smihi, l'adjoint en charge de la tranquillité à Bordeaux, qui assure que ce problème est la "priorité" de la municipalité en ce début de mandat. Ce mercredi, la préfecture a justement annoncé recruter des contractuels au sein de la police nationale : 130 postes sont à pourvoir en Nouvelle-Aquitaine, d'ici la fin de l'année.

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