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Faits divers – Justice

Délinquance routière : la préfecture des Vosges durcit son arsenal répressif.

mardi 2 octobre 2018 à 17:32 Par Hervé Toutain, France Bleu Sud Lorraine

Pour endiguer la montée des comportements dangereux constatés sur les routes des Vosges, la préfecture durcit son arsenal répressif. Le barème des suspensions administratives du permis de conduire a ainsi été modifié.

Le préfet des Vosges Pierre Ory et le procureur de la République Nicolas Heitz en conférence de presse
Le préfet des Vosges Pierre Ory et le procureur de la République Nicolas Heitz en conférence de presse © Radio France - Hervé Toutain

Épinal, France

Le constat est alarmant. 22 tués sur les routes vosgiennes ces 8 derniers mois, contre 16 enregistrés au total en 2017. Pour enrayer le phénomène et provoquer une prise de conscience des conducteurs, la préfecture des Vosges a décidé de modifier le barème des suspensions administratives du permis de conduire.

  • 1 mois de suspension supplémentaire pour conduite en état d'ivresse
  • De 1 à 2 mois de suspension supplémentaire pour les excès de vitesse
  • 1 mois de suspension supplémentaire pour l'usage de stupéfiants au volant

L'alcool et les stupéfiants principalement en cause

Au 31 août de cette année, 1 019 permis de conduire ont déjà été suspendus contre un peu plus de 900 l'année dernière sur la même période. L'alcoolisme reste la cause principale de ces suspensions, mais l'usage de stupéfiants au volant progresse rapidement, avec 399 cas recensés sur les 8 premiers mois de l'année, contre 245 en 2017.

A noter que sauf en cas d'accident mortel, la sanction administrative ne peut excéder un délai de 6 mois.

La lutte contre la violence routière est aussi l'une des priorités du procureur de la République d’Épinal, Nicolas Heitz.  La délinquance au volant représente 50% des procédures pénales engagées devant le Tribunal de Grande Instance.

"Il faut appliquer la loi dans toute sa rigueur, mais aussi personnaliser les peines en fonction de la personnalité des  primo-délinquants" modère le procureur qui se prononce pour des mesures alternatives non-inscrites au casier judiciaire une fois l' amende payée et la suspension du permis de conduire purgée.