Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Démantèlement d'un réseau européen de proxénètes qui exploitaient des femmes à Rennes et à Nantes

150 policiers et gendarmes français, italiens, roumains et allemands ont interpellé une dizaine de personnes dans quatre pays lundi 10 et mardi 11 juin. Elles sont soupçonnées de faire partie d'un réseau de proxénètes qui exploitent des jeunes femmes à Rennes et à Nantes.

L'enquête démarre par les investigations de gendarmes rennais sur plusieurs prostituées
L'enquête démarre par les investigations de gendarmes rennais sur plusieurs prostituées © Maxppp - Remi WAFFLART/MAXPPP

Rennes, France

Il a fallu près de six mois d'enquêtes, dans plusieurs pays, pour démanteler lundi 10 juin et mardi 11 juin un important réseau européen de proxénétisme et de traite d'êtres humains. 

150 policiers et gendarmes français, mais aussi italiens, roumains et allemands, ont interpellé une dizaine de personnes dans quatre pays révèle le Parquet de Rennes. Cinq proxénètes roumains, étaient à la tête d'une organisation qui exploitait des femmes sur la voie publique et dans des hôtels à Rennes (Ille-et-Vilaine), mais aussi à Nantes (Loire-Atlantique).

Traite d'êtres humains et blanchiment d'argent

Au départ, ce sont les gendarmes rennais qui enquêtaient sur une dizaine de jeunes prostituées roumaines, âgées d'une vingtaine d'années, repérées dans les rues de Rennes et de Nantes. Au bout de trois mois d'investigations, c'est une équipe franco-roumaine, créée spécialement pour cette affaire, qui a pris le relais, avec le concours des services d'EUROPOL.

C'est ce qui a mené, en début de semaine, à l'arrestation simultanée des cinq chefs de l'organisation, en Roumanie, en Allemagne, mais aussi en Italie. Des gendarmes bretons se sont même rendus sur place, en Roumanie, pour superviser les opérations. 

Sur une période de trois ans, l'organisation a amassé 1,2 millions d'euros précise le Parquet de Rennes, en réduisant ces jeunes filles à l'esclavage vivant dans des conditions précaires. Tout l'argent était renvoyé en Roumanie, où la tête du réseau investissait dans l'immobilier. Les proxénètes achetaient aussi des voitures de luxe, qui ont été saisies.    

Les intermédiaires arrêtés en France ont été vendredi 14 juin mis en examen et pour certains, placés en détention provisoire. Les chefs du réseau encourent jusqu'à 20 ans de prison, pour proxénétisme, traite d'êtres humains, et blanchiment d'argent.

Choix de la station

France Bleu