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Faits divers – Justice

Dépakine : "On espérait des excuses du laboratoire Sanofi", se désole le père d'une enfant polyhandicapée

jeudi 30 novembre 2017 à 11:54 Par Margot Delpierre, France Bleu Poitou et France Bleu

En mai 2017, l'Apesac introduisait la première action de groupe contre le laboratoire Sanofi. L'association qui regroupe des parents d'enfants "Dépakine" demandait notamment une médiation avec le laboratoire, avant tout procès. Le juge de la mise en état a rejeté cette demande mercredi.

Dépakine
Dépakine © Radio France

C'est la première action de groupe du genre en matière de santé publique. Une démarche juridique inédite : quatorze femmes épileptiques, traitées par Dépakine pendant leur grossesse sans avoir été informées des risques, demandent réparation.

L'Apesac (l'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant) avait plusieurs demandes avant la tenue du procès : une médiation avec Sanofi, un chèque de 400 millions d'euros en cas de condamnation, et la communication de pièces internes à Sanofi. Le juge de la mise en état (chargé de trancher avant le jugement de l'affaire) a rejeté mercredi soir ces demandes et renvoyé le dossier devant le tribunal de grande instance de Paris.

"Il est déplorable que la justice n’aide pas les patientes à comprendre pourquoi Sanofi n’a pas mis en conformité ses notices avec les connaissances de l’époque", écrit la présidente de l'association dans un communiqué.

Dans les Deux-Sèvres, un père contient sa colère

Aurélien Billy, habitant de Saint-Aubin-le-Cloud, a une petite fille de 9 ans polyhandicapée dont la maman épileptique était traitée par Dépakine. Il se dit déçu d'avoir perdu cette première bataille.

On déplore que la justice ne nous aide pas" - Le papa, Aurélien

"Au quotidien, c'est une petite fille qui ne parle pas, qui ne marche pas. Elle est dépendante également d'une machine pour se nourrir. Il faut la brancher le soir et la débrancher le matin. Elle a des anti-convulsivants elle aussi, donc de la Dépakine : cela veut dire qu'il faut lui injecter par sonde, trois fois par jour, la dose maximale du médicament qui est responsable de son handicap", explique Aurélien.

Ce qu'on espérait de cette médiation, c'est que le laboratoire présente des excuses" - Le papa, Aurélien

L'Apesac envisage de faire appel de cette décision de justice. "Quoi qu'il en soit, affirme l'association dans un communiqué diffusé mercredi, la décision rendue aujourd'hui n'empêche pas la poursuite de l'action".