Faits divers – Justice DOSSIER : Dépakine : l’antiépileptique accusé de provoquer des malformations chez le fœtus

Scandale de la Dépakine : lancement d'une action de groupe contre Sanofi

Par France Bleu, France Bleu Berry, France Bleu Creuse, France Bleu Limousin, France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Touraine et France Bleu mardi 13 décembre 2016 à 11:27 Mis à jour le mardi 13 décembre 2016 à 16:56

Le valproate de sodium, également utilisé dans des médicaments contre les troubles bipolaires, est considéré comme un médicament de référence, incontournable pour certains patients atteints d'épilepsie.
Le valproate de sodium, également utilisé dans des médicaments contre les troubles bipolaires, est considéré comme un médicament de référence, incontournable pour certains patients atteints d'épilepsie. © Maxppp -

L'association des victimes de l'anti-épileptique Dépakine a annoncé ce mardi le lancement d'une action de groupe contre le laboratoire Sanofi. Il s'agit de la première action de ce type depuis l'autorisation de cette procédure dans le domaine de la santé.

Il s’agit de la première action de ce type depuis que la procédure est autorisée dans le domaine de la santé : l'association des victimes de l'anti-épileptique Dépakine a annoncé ce mardi le lancement d'une action de groupe contre le laboratoire Sanofi. L'Apesac qui fédère 2.000 familles reproche à Sanofi de ne pas avoir informé les femmes enceintes des risques importants de malformations et de troubles neurodéveloppementaux encourus par leurs enfants.

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Les enfants présentent un risque accru de 40% de présenter des troubles autistiques

Le valproate de sodium, également utilisé dans des médicaments contre les troubles bipolaires, est considéré comme un médicament de référence, incontournable pour certains patients atteints d'épilepsie.

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Lorsqu'il est pris par des femmes enceintes, leurs enfants présentent un risque accru de 10% d'avoir des malformations congénitales (becs de lièvre, reins, coeur, colonne vertébrale) et de 40% de présenter des troubles autistiques ou des retards psychomoteurs. L'action de groupe est pour l'instant engagée uniquement par l'Apesac qui va s'appuyer sur les dossiers de 14 familles.

Quatorze dossiers

L'action de groupe est pour l'instant engagée uniquement par l'Apesac qui va s'appuyer sur les dossiers de 14 familles. Elle ne sera ouverte aux familles de victimes que dans un deuxième temps "lorsque le juge aura caractérisé la responsabilité de Sanofi" et que "le jugement sera définitif", a encore précisé l'avocat de l'Apesac. Cette action de groupe vient notamment s'ajouter à la vingtaine de poursuites individuelles déjà engagées contre Sanofi.

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