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Faits divers - Justice

Des ados braqueurs à Fleury les Aubrais

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Par , France Bleu Orléans

Le 8 novembre 2014, le bar-tabac Le Reinitas, à Fleury les Aubrais, était visé par un braquage. L'auteur avait 14 ans. L'enquête a montré qu'il avait agi sous la menace d'une bande d'ados, dont le plus âgé avait tout juste 18 ans. Il est condamné à 4 ans de prison ferme pour complicité et violences

19 ans et déjà plusieurs séjours en prison
19 ans et déjà plusieurs séjours en prison © Radio France - Stéphane Barbereau

Hakim n'a pas encore 20 ans, et déjà une vie de condamnations derrière lui : 11 au total, et de nombreux séjours en prison, émaillés de bagarres avec d'autres détenus, d'une évasion également. "Que faisiez-vous avant d'être incarcéré ?" lui demande le président du tribunal. "J'étais en prison", répond Hakim. Il est le seul à être jugé comme un adulte, dans cette affaire de braquage requalifiée en tentative de vol et violences, lors de l'instruction. Les 5 autres comparaîtront devant le tribunal pour enfants, ils n'ont pas 18 ans.

Des petits caïds qui se donnent des surnoms entre eux

Parmi eux, un garçon d'à peine 14 ans au moment des faits. Les autres l'appellent "le petit", et selon son avocate, il est clairement leur victime, d'ailleurs il a quitté la région et sa famille craint encore les représailles. Le 8 novembre 2014, il va voir un ami, à Fleury les Aubrais. Il tombe sur des ados du quartier, "des petits caïds qui se donnent des surnoms entre eux, comme dans les mauvais téléfilms" raconte son avocate. Ils le frappent, lui mettent la pression, prétendent qu'il leur doit de l'argent, il lui faudra braquer, pour rembourser. Et c'est Hakim, jugé au tribunal correctionnel d'Orléans, qui lui donne l'arme du braquage, qui lui indique la cible, le bar-tabac le Reinitas dans le quartier de la Croix Fleury. "Le petit" y va, capuche sur la tête. Le patron le remarque, il pense qu'il va lui voler des bonbons. Mais son employée vient le voir, elle lui dit "monsieur, il veut la caisse". Le gérant n'a pas vu que "le petit" avait une arme, il le prend par le col, le sort de son tabac, le plaque au sol, et lui fait vider ses poches. Tout ça sous les yeux d'Hakim, venu là pour surveiller selon les enquêteurs. Lui dit qu'il était là par hasard, pour acheter simplement des cigarettes. Pour rendre son rôle du client de passage encore un peu plus crédible, il vient même aider le patron du tabac, il donne une gifle au "petit", lui dit "on veut la paix dans le quartier, nous".

Jugement rendu à plus de 22 heures dans un tribunal presque vide

La mise en scène n'a pas convaincu le juge d'instruction pendant l'enquête, Hakim est en détention provisoire depuis son interpellation en novembre 2014. Certes il ne tenait pas l'arme, mais la pression qu'il a mise au "petit", c'était au moins de la complicité, et "presque une violence" dit le procureur. Qui insiste sur ce qu'il appelle de la lâcheté de la part d'Hakim. "Ce braquage, vous n'y allez pas vous-même, vous envoyez les autres, les plus jeunes". Il requiert 5 ans de prison, en précisant que le prévenu a été averti maintes et maintes fois par la justice, depuis de nombreuses années. "Il va falloir assumer maintenant". Le tribunal prononce une peine de 4 ans de prison. Jugement rendu dans une ambiance tendue, une dizaine de copains d'Hakim étaient venus assister au procès et n'ont pas caché leur colère en entendant la peine. Mais il était très tard, hier soir au tribunal, plus de 22 heures, et la plupart des policiers étaient partis.

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