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Faits divers – Justice

Deux anciens détenus de la prison de la Farlède mis en examen pour un projet d'attentat contre des gardiens

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Par , , France Bleu Provence

Trois hommes dont deux anciens détenus qui étaient incarcérés au centre pénitentiaire de la Farlède en 2017 ont été mis en examen vendredi à Paris pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans un projet d'attentat visant les agents de la prison.

Photo Illustration
Photo Illustration © Maxppp - Franz CHAVAROCHE

La Farlède, France

Trois hommes dont deux anciens détenus du centre pénitentiaire de la Farlède, suspectés de préparer un attentat ont été mis en examen vendredi pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Ils visaient a priori des surveillants de prison sans que ces derniers soient nommément visés. Un détenu présenté comme le cerveau aurait projeté de s'en prendre à des surveillants à l'extérieur de l'établissement pénitentiaire. Des faits qui remontent à 2017, et qui ont engendré le placement immédiat à l'isolement du détenu, avant son transfert vers une autre prison.

Ce détenu radicalisé, présenté comme "le cerveau" aurait proféré des menaces à l'encontre des surveillants. Il n'en aurait pas visé un en particulier, mais tous ceux qui étaient présents, pour l'institution qu'ils représentent. Des menaces que le renseignement pénitentiaire prend au sérieux. Ce détenu aurait confié à un autre prisonnier une mission à remplir à sa sortie. Rencontrer une personne qui lui remettrait une arme à feu. Cette arme devrait servir pour tuer un surveillant, sans qu'il soit nommément identifié à ce stade du projet. "Des faits qui néanmoins restent à confirmer par l'instruction qui vient d'être ouverte" indique une source proche du dossier. L'enquête est menée par la SDAT, la sous-direction anti-terroriste.

Rien d'étonnant en tout cas pour les syndicats de la pénitentiaire, "puisque tous les jours, on est victimes d'agression avec des conséquences plus ou moins graves" rappelle le représentant de la CGT dans le Var. "Un surveillant de Luynes a par exemple été passé à tabac au pied de biche par deux individus en mai 2018. Il venait de quitter son poste de travail et faisait une halte dans une station service"indique le même syndicaliste. Presque étonnés en revanche d'être contactés pour cette affaire, les syndicats de la pénitentiaire confirment les faits qui remontent à deux ans mais évoquent surtout les dangers que les personnels courent désormais "au quotidien" disent-ils. 40 détenus sont en effet considérés comme radicalisés à un niveau plus ou moins élevé. Un chiffre en très nette progression ces derniers mois "malgré le manque de moyens" souligne FO. et parmi ces 40 détenus, 4 ou 5 individus particulièrement signalés dont un, transféré de la Corse vers les Baumettes à Marseille puis à la Farlède depuis 3 mois. Un détenu à l'isolement depuis son arrivée dans le Var après avoir tenté d'assassiner des gardiens l'année dernière en Corse. Un détenu surtout qui nécessite la présence de 3 agents, équipés spécifiquement lorsqu'ils interviennent auprès de lui, vu sa dangerosité. "Or on n'a pas les moyens humains de le prendre en charge" alertent Force ouvrière et la CGT qui prédisent un passage à l'acte aux conséquences dramatiques.

Les deux détenus ont donc été extraits de leur prison respective pour être entendus dans le cadre de cette affaire. Le 3ème individu qui avait recouvré la liberté a été lui aussi placé en garde à vue. Les 3  ont ensuite été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle avant d'être incarcérés. Les perquisitions chez l'un des trois ont permis de retrouver des armes et un courrier d'allégeance à l'organisation Etat Islamique.

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