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Faits divers – Justice

Des avocats bordelais dénoncent devant le tribunal la lenteur de la justice

mercredi 6 décembre 2017 à 17:46 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde

C'est le conseil des prud'hommes qui est visé. Des plaintes ont été déposées contre l'Etat accusé de ne pas donner suffisamment de moyens à la justice.

Trop de dossiers restent en attente selon les plaignants.
Trop de dossiers restent en attente selon les plaignants. © Radio France - Stéphanie Brossard

La justice des prud'hommes trop lente à Bordeaux. Trois avocats bordelais représentant cinq personnes ont décidé d'attaquer l'état devant la chambre civile du tribunal de grande instance de Bordeaux. Leurs clients, qui sont allés aux prud'hommes pour contester leur licenciement, ont attendu trois, quatre ans voire plus quand il y a appel, avant que leur affaire soit jugée. Des délais excessifs alors que la cour européenne de justice préconise un délai maximum d'un an et demi. Mais les délais explosent quand les conseillers prud'homaux ne se mettent pas d'accord et qu''il faut faire appel à des juges départiteurs, des juges professionnels. Le problème, c'est qu'il n' y en a pas assez. Monique Guédon, l'une des avocates bordelaises à mener le combat., estime que "la responsabilité incombe à l'Etat qui ne nomme pas assez de juges et de greffiers. Nous voulons inciter enfin le ministère de la justice à enfin réagir".

Décision le 23 janvier

Les cinq plaignants demandent des dommages et intérêts à l'état à hauteur du préjudice moral subi à cause de ces délais excessifs. Michel, aujourd'hui retraité, a attendu sept ans entre le moment où il a été licencié en juin 2010 et la décision en appel rendue le mois dernier. "Déjà le licenciement n'est pas facile à gérer, explique-t-il. On pense alors que la justice va faire son travail mais il faut attendre, attendre. C'est difficile quand vous avez travaillé pendant 40 ans et que vous vous levez le matin sans devoir aller au travail. C'est compliqué même si la décision m'a été finalement favorable". Le tribunal de grande instance de Bordeaux rendra sa décision le 23 janvier.