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Faits divers – Justice

Des bébés ont-ils consommé du lait contaminé entre 2005 et 2017 ? Le patron de Lactalis ne l'exclut pas

mercredi 31 janvier 2018 à 22:25 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne et France Bleu

Emmanuel Besnier donne une interview au journal Les Echos jeudi.Son deuxième entretien accordé à la presse après le Journal du Dimanche le 14 janvier dernier. L'industriel mayennais confirme la présence de salmonelles sur le site de Craon depuis plusieurs années.

L'usine Lactalis de Craon, en Mayenne
L'usine Lactalis de Craon, en Mayenne © Radio France

Craon, France

La tour de séchage numéro 1, incriminée dans l'affaire du lait contaminé à la salmonelle, sera définitivement fermée. Il semble impossible de la rénover. C'est ce que laisse entendre Emmanuel Besnier, le patron de Lactalis. Des travaux sur les sols et les cloisons de cette structure sont à l'origine de l'apparition de la bactérie. 

Une bactérie résistante car celle qui est au coeur de l'actuel scandale sanitaire est la même qui avait été découverte en 2005, à l'époque le site de Craon n'appartenait pas encore à Lactalis tient à rappeller le PDG (il a été racheté en 2006), qui confirme la présence de salmonelles dans l'environnement de l'usine.

On ne peut pas exclure que des bébés aient consommé du lait contaminé sur cette période (2005-20017)" - Emmanuel Besnier

Et c'est là le point sans doute le plus important de cet entretien. Emmanuel Besnier n'exclut pas que des bébés aient consommé du lait contaminé entre 2005 et la fin de l'année 2017, date des premiers retraits-rappels. Une confidence explosive. Cela dit, il ne souhaite pas porter le chapeau tout seul. Le patron de Lactalis s'interroge sur la compétence du laboratoire qui a réalisé des milliers d'analyses l'an dernier. Emmanuel Besnier qui estime enfin à plusieurs centaines de millions d'euros le coût de cette crise sans précédent pour son entreprise, qui a terni son image partout dans le monde. 

La fermeture définitive d'une tour de séchage à Craon a été annoncée aux représentants du personnel. Lactalis assure ne pas vouloir supprimer des emplois. "Nous nous engageons à offrir un programme de mobilité aux salariés concernés. Nous avons la chance d'avoir sept sites dans un rayon de 50 kilomètres de l'usine de Craon" explique Emmanuel Besnier. 

La société agro-alimentaire espère pouvoir redémarrer la tour de séchage numéro 2 au cours du premier semestre mais aucune date n'est avancée. Le PDG de Lactalis indique que le groupe va relancer les marques Picot et Milumel, les marques les plus touchées par la crise sanitaire de ces dernières semaines : "Cela prendra du temps mais nous ne pensons pas qu'elles soient irrémédiablement affectées. Ce n'est pas dans nos habitudes de renoncer d'autant que le marché du lait infantile est en croissance à l'international"