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Faits divers – Justice

Des boîtes aux lettres pour les enfants victimes de maltraitances installées dans toutes les écoles de Nice

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Des boites aux lettres "papillons" vont faire leur apparition dans les écoles de Nice à la rentrée de septembre. Elles vont permettre aux enfants de confesser des violences ou actes de maltraitance. Un tout nouveau dispositif unique en France lancé dans la capitale azuréenne.

Laurent Boyet, créateur des boites aux lettres
Laurent Boyet, créateur des boites aux lettres © Radio France - Fabien Fourel

Nice, France

C'est une première en France. Nice va bientôt installer des boites aux lettres "papillons" dans toutes les écoles ! France Bleu Azur a pu avoir confirmation : la ville vient de signer une convention avec son créateur Laurent Boyet qui va donc équiper sa première ville d'ici la rentrée de septembre. Ces boites aux lettres seront installées dans un lieu accessible à tous les enfants dans les écoles élémentaires, un lieu à l'abri des regards. Elles doivent permettre de libérer la parole. 

"Résonne en nous cette phrase que nos agresseurs nous répètent : ne dis rien, si tu dis quoi que ce soit je te ferais[.....]par contre le fait de pouvoir écrire ça c'est une possibilité qui nous est accessible", Laurent Boyet 

"Pouvoir écrire ce qu'on ne peut pas dire"

Si Laurent Boyet évoque si bien ce frein de l'enfant qui ne peut pas se confesser, c'est parce qu'il a été violé durant trois ans par son frère. "J'avais six ans au début des faits, si j'avais eu ce dispositif j'aurais trouvé le courage d'écrire, parce qu'en fait ce qu'on attend c'est une main tendue. Et cette main tendue on arrive pas à aller la chercher par les mots parce que c'est extrêmement difficile pour nous de faire sortir ces mots qui sont violents, par contre pouvoir les écrire ça c'est plus facile parce qu'on ne s'entend pas le dire", explique Laurent Boyet qui ajoute que ces boites aux lettres seront relevées quotidiennement par les ASVP de la ville de Nice. Ils déposeront ces écrits auprès de l'association "Papillons" qui aiguillera vers les dispositifs d'alerte, d'aide aux enfants maltraités qui donneront des suites judiciaires ou sociales. 

"On va pas demander aux enfants qu'ils nous décrivent dans le détail tout ce qu'ils subissent, on veut juste que les enfants nous jettent un petit mot comme une bouteille à la mer pour les aider", Laurent Boyet

D'autres villes sont déjà intéressées : Grenoble ou Paris notamment. 

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