Faits divers – Justice

Bonbonnes de gaz retrouvées à Paris : cinq personnes interpellées, une enquête antiterroriste ouverte

Par Julien Baldacchino, France Bleu Paris et France Bleu lundi 2 octobre 2017 à 22:23 Mis à jour le mardi 3 octobre 2017 à 8:03

31 rue Chanez
31 rue Chanez © Radio France - Nicolas Olivier

Cinq personnes connus pour leur radicalisation ont été interpellées lundi, après la découverte de quatre bonbonnes de gaz et un dispositif d'allumage samedi dans le hall et à l'extérieur d'un immeuble dans le XVIe arrondissement de Paris.

La découverte a eu lieu samedi mais n'a été confirmée que ce lundi par des sources proches de l'enquête : quatre bonbonnes de gaz ont été retrouvées dans la nuit de vendredi à samedi, dans un immeuble de la rue Chanez dans le XVIe arrondissement de Paris.

Deux bonbonnes de gaz ont été retrouvées dans le hall d'un immeuble, et deux autres devant cet immeuble, dans le quartier de la Porte d'Auteuil. Il y avait également des traces d'hydrocarbure autour de ces bonbonnes, et un téléphone portable avec des fils aux extrémités, ce qui s'apparente selon les enquêteurs à "un dispositif de mise à feu".

Après cette découverte, le parquet de Paris a ouvert une enquête antiterroriste. L'enquête ouverte en flagrance a été confiée à la section anti-terroriste de la brigade criminelle et à la DGSI.

Cinq personnes interpellées

Cinq personnes connus pour leur radicalisation ont été interpellées ce lundi soir, la plupart en région parisienne, dans le cadre d'une enquête du parquet de Paris. Les enquêteurs de la brigade criminelle et de la BRI les ont identifiés grâce à des éléments retrouvés sur les quatre bonbonnes de gaz.

"Parmi les personnes arrêtées, l'une était fichée au fichier FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, ndlr), donc radicalisée", a indiqué mardi sur France Inter le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La cible, un immeuble d'habitation dans un quartier calme de la capitale, interroge toutefois les enquêteurs.

"Est-ce que faire sauter un immeuble dans un quartier chic de Paris, c'était pas un signe que personne n'est en tranquillité et que cela ne se passe pas simplement dans la banlieue et les quartiers un peu populaires mais que cela peut se passer partout en France ?", s'est demandé Gérard Collomb.

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