Faits divers – Justice

Des canons à eau pour empêcher le survol des drones ?

Par Julie Guesdon, France Bleu mercredi 4 mars 2015 à 17:27

Un drone - illustration
Un drone - illustration © MaxPPP

Quelle riposte contre les drones ? Pour protéger les zones sensibles de survols de drone, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale a dévoilé ce mercredi quelques-unes des pistes de contre-mesures qui seront étudiées par le gouvernement.

Depuis octobre, plus de 60 survols de sites sensibles par des drones ont été relevés , selon l'Intérieur. Un phénomène inquiétant et une "menace prise très au sérieux au sommet de l'État" , selon les informations révélées ce mercredi par nos confrères du Parisien. Mandaté en novembre afin de proposer des contre-mesures, notamment pour protéger les sites nucléaires, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a dévoilé ce mercredi certaines des pistes envisagées.

Sans solution immédiate, l'État envisage toutes les options... même les plus surprenantes

La véritable inquiétude de l'État est liée à l'absence de parade technique immédiatement applicable. Comme le précise le SGDSN, "il n'existe aujourd'hui aucune solution immédiatement disponible, tant en France qu'à l'étranger". Alors, pour protéger les sites sensibles, une quarantaine d'entreprises sont mises à contribution et une batterie de solutions est à l'étude, avec une première phase de tests qui va débuter fin mars et une seconde en juin prochain.

Outre la détection de ces engins, qui volent à très basse attitude et sont très petits et légers, et donc difficiles à repérer, le SGDSN évoque des "jets de matière", et plus particulier d'avoir recours à des canon à eau modifiés, et la mise en place d'un brouillage plus dense du signal qui relie le drone à sa télécommande.

Au total, 23 projets sont à l'étude suite à un appel d'offres lancé en décembre dernier auprès des grands industriels de la Défense, mais aussi de start-ups. La liste des solutions retenues devrait être dévoilée mi-mars.

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