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Féminicide à Folschviller : des centaines de personnes ont marché en mémoire de Peggy Cieslik

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Une marche blanche a rassemblé des centaines d'habitants de Folschviller ce dimanche en mémoire de Peggy Cieslik, tuée par son ex-conjoint le 14 mars dernier. Habitants et élus ont avancé silencieusement derrière les familles, en signe de soutien et pour manifester leur compassion.

La marche blanche a rassemblé des centaines de participants
La marche blanche a rassemblé des centaines de participants © Radio France - Natacha Kadur

Des centaines d'habitants de Folschviller ont rejoint la marche blanche organisée ce dimanche par la commune pour honorer la mémoire de Peggy Cieslik, tuée le 14 mars dernier par son ex-conjoint, avant que ce dernier ne se donne la mort. 

La mairie avait organisé ce rassemblement alors que la victime, âgée de 45 ans, était l'une de leurs employés. Au départ de l'hôtel de ville, un cortège silencieux a marché jusqu'au domicile de Peggy avant de revenir devant le bâtiment communal où élus et habitants ont pu inscrire un mot dans un livre d'or dédié à sa mémoire.

Peggy Cieslik, 45 ans, travaillait à la mairie de Folschviller
Peggy Cieslik, 45 ans, travaillait à la mairie de Folschviller © Radio France - Natacha Kadur

Parmi les habitants rassemblés, certains sont en colère, comme Véronique, qui contient sa rage devant un tel drame : " Depuis quinze jours je ne ressens que de la haine. Personne n'a le droit d'ôter la vie à quelqu'un ", lâche-t-elle. Une révolte teintée d'inquiétude alors qu'elle admet que ce drame ne sera peut être pas le dernier : " Je connais autour de moi des gens qui ont des problèmes de violence. Et des personnes qui n'osent pas en parler car elles se sentent honteuses. Et tant qu'elles n'osent pas en parler, on ne peut pas les aider ", explique-t-elle.

"Ça me touche"

Dans le cortège, chacun est venu témoigner de son soutien en tant que membre d'une communauté : " Ça fait mal. J'ai beaucoup de chagrin pour cette personne que je connais , témoigne Stanislas, le visage grave. On est là pour tous les habitants de Folschviller et pour Peggy."

Des habitants se sont recueillis devant le domicile de Peggy Cieslik
Des habitants se sont recueillis devant le domicile de Peggy Cieslik © Radio France - Natacha Kadur

Chez d'autres, ce drame a une résonance toute particulière, comme pour Gilda, qui reconnait avoir été " confrontée à ce type de problèmes ", faisant allusion à la violence de l'ex-compagnon de la victime, qui a retenu Peggy en otage à leur domicile avant de la tuer, ne supportant pas leur rupture : " Ça me touche,  c'est pour ça que je suis là aujourd'hui ", indique cette habitante.

Parents et proches d'autres victimes

Seule dans le cortège, Fabienne porte sous son manteau un tee-shirt à l'effigie de sa fille, Stéphanie Massonot. Elle a été tuée par son compagnon en septembre dernier : " Il y avait eu une marche blanche pour elle aussi, raconte-t-elle avec douleur. J'ai envie de soutenir ses parents, sa famille, c'est pour ça que je veux être présente."

90 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2020
90 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2020 © Radio France - Natacha Kadur

L'écharpe tricolore en bandoulière, Amandine Guérin, adjointe au maire de Saint-Avold, avait fait le déplacement comme d'autres élus des communes avoisinantes : " On connait des gens qui ont entendu les coups de feu et qui sont marqués ", explique-t-elle. Mais c'est aussi en tant que femme et citoyenne que cet évènement la ramène à des expériences personnelles  : " Je suis moi-même concernée par ce type d'événements . J'ai hésité à venir aujourd'hui car je ne savais pas si j'en aurais la force. Il y a beaucoup de tristesse sur ce sujet en ce moment ", confesse-t-elle. 

La marche s'est arretée devant le domicile de Peggy Cieslik
La marche s'est arretée devant le domicile de Peggy Cieslik © Radio France - Natacha Kadur

Lors du drame à Folschviller, ce sont les enfants du couple, deux filles âgées de 15 et 20 ans, qui ont donné l'alerte. Marjorie, éducatrice dans un foyer, avait décidé d'emmener quelques uns des jeunes adolescents qu'elle accompagne toute l'année à cette marche, et de nouer un dialogue avec eux sur les violences intra-familiales : " Nous en avons parlé, en lisant l'article du journal, pour qu'ils prennent conscience de ce qui s'est passé dans les faits. Certains peuvent eux-mêmes en être victimes, ils savent pourquoi ils sont là. D'autres se sont demandé : "mais est ce que mon père peut tuer ma mère ? ". C'est important qu'on se mobilise pour cette cause qui est fondamentale, c'est pour ça qu'on est là", explique-t-elle. 

Devant le domicile de Peggy, ceux-là se sont joints aux habitants pour déposer une rose blanche, comme pour se dire "Moi aussi, je sais." 

Plusieurs numéros existent pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales.
Plusieurs numéros existent pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales. © Radio France
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