Faits divers – Justice

Des dizaines d'animaux protégés abattus : sept chasseurs haut-saônois devant le tribunal

Par Hugo Flotat-Talon, France Bleu Besançon et France Bleu jeudi 6 octobre 2016 à 6:00 Mis à jour le jeudi 6 octobre 2016 à 7:36

Les chasseurs sont soupçonnés d'avoir tués des dizaines d'animaux protégés.
Les chasseurs sont soupçonnés d'avoir tués des dizaines d'animaux protégés. © Maxppp - Jean Pierre Balfin

Ils sont soupçonnés d'avoir tué des dizaines d'animaux protégés. Sept chasseurs haut-saônois vont comparaitre devant le tribunal correctionnel de Vesoul jeudi et vendredi. Pas moins de treize avocats et douze associations parties civiles seront dans la salle d'audience.

C'est un procès hors-normes qui débute a lieu jeudi et vendredi au tribunal de Vesoul. Sept chasseurs comparaissent pour destruction d’espèces protégées. Les premiers faits remontent en fait à 2010. A l'époque, la fédération de chasse de Haute-Saône installe une réserve sur un terrain de Noroy-le-Bourg à coté de Vesoul. Objectif affiché : développer le gibier de chasse. Faisans ou lapins sont élevés à cet endroit. Mais rapidement d'autres animaux s'installent également sur le terrain de la fédération. Des animaux nuisibles à ce gibier. C'est à ce moment-là que des cadres de la fédération auraient demandé à des apprentis des les éliminer. Les enquêteurs évoquent à l'époque l'utilisation d'un fusil, de poison ou encore divers pièges. Ils estiment que plus d'une centaine de chats sauvages et de rapaces protégés ont été tués.

Douze association sur le banc des parties civiles

Placés en garde à vue en décembre 2013, quatre cadres de la fédération avaient à l'époque niés ou reconnu les faits à minima. Le procès qui s'ouvre ce jeudi verra défiler les avocats. L'objectif sera de déterminer le rôle et l'implication de chacun des prévenus dans cette affaire. Pas moins de treize avocats seront présents à l'audience. Ils viennent de toute la France. Dans la salle des débats, douze associations de protection de la nature ou des animaux seront aussi sur le banc des parties civiles. France Nature Environnement, la SPA ou encore la fondation Brigitte Bardot. Le procès doit durer deux jours.

Partager sur :