Faits divers – Justice

Des contrôles routiers renforcés en ce week-end prolongé du 15 août sur les routes du Territoire de Belfort

Par Jérôme Collin, France Bleu Belfort-Montbéliard dimanche 14 août 2016 à 21:07

Dans la montée vers le Ballon d'Alsace, une dizaine de gendarmes contrôlent les motards
Dans la montée vers le Ballon d'Alsace, une dizaine de gendarmes contrôlent les motards © Radio France - Jérôme Collin

Plusieurs dizaines de gendarmes sont mobilisés sur les routes du département et de l'aire urbaine pour verbaliser les automobilistes et motards imprudents. Les véhicules deux-roues sont particulièrement ciblés. L'occasion de faire de la prévention sur l'importance des équipements de protection.

En ce week-end prolongé du 15 août, les routes sont chargées partout en France. Le beau temps, l'occasion de partir en vacances, de prendre un peu de repos. Résultat, pas mal de relâchement et donc plusieurs accidents. Notamment deux presque coup sur coup sur la route qui mène au Ballon d'Alsace, samedi 13 août. Un motard a fait une chute de 15 mètres dans un ravin. Il s'en est sorti avec plusieurs fractures. Le lieutenant Barrière, du peloton motorisé de la gendarmerie du Territoire de Belfort, n'est pas surpris.

Les gens reprennent leurs motos, ils la sortent du garage et ne font pas attention. Vu qu'il fait beau, un peu de déconcentration et les problèmes arrivent de suite", Lieutenant Barrière

La vitesse, l'alcoolémie et la consommation de stupéfiants ne sont donc pas les seuls problèmes. Il y a aussi celui de l'équipement. Avec les fortes températures, certains motards négligent leurs protections et roulent en t-shirt et parfois en short. Une attitude très dangereuse. "Même une chute presque à l'arrêt, avec un t-shirt, on peut se faire très mal. Le cuir, c'est vrai qu'on crève de chaud en ce moment, mais c'est une bonne armure en fait. C'est notre carrosserie à nous", explique David, un motard.

Pour les gendarmes, il faut donc être sans cesse sur le terrain pour rappeler ces consignes a priori élémentaires mais pas toujours respectées. "C'est une lutte de tous les instants. Si on ne fait plus rien, le naturel revient au galop et les gens adoptent des comportements dangereux. Nous ne sommes pas dans une logique de répression mais de présence et d'avertissement, de pédagogie également", souligne Joël Dubreuil, le secrétaire général de la préfecture du Territoire de Belfort.