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Des détenus de la prison de Béziers condamnés pour avoir participé à une mutinerie

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Par , France Bleu Hérault

Cinq détenus du centre pénitentiaire de Béziers ont été condamnés lundi soir pour les violences et dégradations commises samedi. Ils refusaient de réintégrer leurs cellules pour dénoncer les mesures prises contre la propagation du Covid-19, notamment la restrictions des promenades.

Les cinq mutins de Béziers ont écopé de peine allant trois mois avec sursis à un an ferme
Les cinq mutins de Béziers ont écopé de peine allant trois mois avec sursis à un an ferme © Maxppp - Guillaume Bonnefond

Le samedi 21 mars dans l'après-midi, quelques dizaines de détenus du centre pénitentiaire de Béziers ont refusé de réintégrer leurs cellules à l’issue des promenades. Apparemment, c'était pour protester contre les mesures prises pour éviter la propagation du coronavirus. Certains ont évoqué la restriction des promenades.

La mutinerie a nécessité l'envoi des forces de l'ordre, une cinquantaine de policiers ainsi que 35 hommes des ERIS, le corps d'élite de l'administration pénitentiaire. À 19h35, tous les détenus avaient regagné leur cellule. Cinq d'entre eux ont été jugés lundi soir et condamnés par le tribunal correctionnel de Béziers pour des dégradations et des violences.

De trois mois avec sursis à un an ferme

Un homme de 21 ans a été condamné à 12 mois d'emprisonnement ferme pour avoir forcé avec une barre de fer le grillage d’une cour de promenade, ainsi que pour avoir outragé et menacé de mort un surveillant pénitentiaire. 

Un homme de 24 ans, à six mois ferme, pour avoir participé à la dégradation de ce grillage. Même peine pour un homme de 38 ans qui a craché sur un membre des ERIS dans le cadre d’une rébellion, et pour un homme de 29 ans, qui a jeté une bouteille en plastique en direction des agents des ERIS, sans parvenir à les atteindre. 

Le dernier, âgé de 18 ans, jamais condamné jusqu'à présent et qui était en détention provisoire, a écopé de trois mois avec sursis pour avoir dégradé les fils d'une cabine téléphonique.

Selon le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, "les investigations se poursuivent pour identifier d'autres auteurs des dégradations commises au sein du centre pénitentiaire qui a estimé son préjudice à plus de 20.000 euros".

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